Auteur : Stefff56

Amazing Spider-Man Presents : Black Cat #01-04

Que pouvait-on attendre d’une mini-série consacrée à la Chatte Noire ? Du glamour, du sexy, de l’action et de la cambriole ! Sous les couvertures aguicheuses d’Amanda Conner, que j’aime beaucoup par ailleurs, on pourra être étonné par le choix d’un artiste comme Javier Pulido. Son trait minimaliste ne peut pas rendre à priori le sex-appeal de la belle féline. C’est oublier qu’il a déjà travaillé sur une série « féline », pour la Distinguée Concurrence ! Rappelez-vous qu’il y a quelques années, Pulido a travaillé sur Catwoman. On sent d’ailleurs que l’artiste réutilise ici certaines de ces recettes comme l’esthétisme en ombres chinoises pour renforcer le dynamisme de l’action. Si certains tristes bloggers n’hésitent pas à aboyer que l’artiste ne sait pas dessiner, de mon côté j’insiste : il y a du talent chez cet homme-là ! Ses personnages bondissent à travers les pages, sans jamais perdre le lecteur. On pense à Miller et ses DD. On pense à Tim Sale pour l’utilisation accentuée des ombres à la limite de l’expressionisme allemand. Et si Pulido utilise un graphisme délicieusement old-school, on pense par moment à Darwyn Cooke (Catwoman oblige ?). Bref voilà du comics un peu exigeant, qui obligera le lecteur à contempler les cases et ne pas s’arrêter à une vision purement glamour du personnage ici bien plus orientée « cambrioleuse » que « charmeuse ». Mais pourquoi donc la belle Felicia Hardy se démène-t-elle, me direz-vous ? Tout simplement...

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Wolverine : Manifest Destiny #01-04

Big Troubles in Little China. Jason Aaron aime s’inspirer du cinéma. Pour mémoire on lui doit entre-autres Vendredi 13, inspiré du célèbre slasher movie, ou bien Scalped sorte de mélange entre le policier et le western le tout dans une réserve indienne. C’est donc sans aucune surprise qu’on sent vraiment l’influence du cinéma de genre dans son scénario de Manifest Destiny. Ici il est question de films d’arts martiaux asiatiques. Les références sont nombreuses, les situations archi-connus et les designs sortent tout droit de la pellicule. Qu’est-ce qui amène Wolverine à Chinatown ? Le mystère s’étalera sur 4 épisodes, mais les autochtones ne lui veulent pas que du bien, et son dernier passage a laissé semble-t-il des traces. Une fois que Logan franchit les portes du quartier, la mort rôde et les souvenirs ressurgissent. Aaron traite son intrigue à coups de flash-backs et de bastons à la mode chinoise. On savait que le passé de Wolverine faisait régulièrement un détour en Asie, ici nous sommes conviés à élucider une parcelle de son histoire. L’intrigue se laisse découvrir avec plaisir et sans temps mort, quatre épisodes étant le format idéal : un peu plus, cela aurait tiré en longueur. La partie graphique est assurée par Stephen Segovia. L’ensemble est dynamique, les cases sont parfois un peu too much, mais cela colle bien au sujet. Comme trop souvent dans le comics, je regrette...

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Dark Reign : Sinister Spider-Man #01-04

Depuis le début de Dark Reign, le Spider-Man des Vengeurs n’est plus le vrai Spider-Man mais Mac Gargan, anciennement le Scorpion possédé par le symbiote Venom. Pour le grand public new-yorkais, le changement est totalement transparent : personne ne semble voir de différences, hormis que ce Spidey est adoubé par la coqueluche du moment, Norman Osborn. Mais Gargan a un compte à régler avec le nouveau maire de New-York, JJ Jameson. Et il compte bien la prendre, sa revanche… Voilà typiquement le projet au scénario casse-gueule. Le personnage principale de l’histoire c’est Venom, une ordure psychopathe. Nous assistons aux événements de son point de vue : les voix-off sont les siennes, et Chris Bachalo, perdu dans cette galère (j’y reviendrai), s’amuse à retranscrire des vues subjectives. Normalement si le boulot devait être fait correctement, ça devrait être sombre, sordide, glauque, interdit aux moins de 18 ans. Alors on voit mal comment Marvel pouvait réussir à faire passer l’idée en restant fidèle l’esprit du personnage. Un peu comme si Disney devait préparer un one-shot sur la vie quotidienne de Michael Myers ou Norman Bates. Du coup, vu comment Brian Reed gère l’intrigue et les dialogues, on y croit jamais : Venom nous est plus présenté ici comme un anti-héros à la réplique facile qui craque régulièrement. Certes, il y a bien quelques allusions de ci de là, mais globalement, Venom ne nous paraît...

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Empowered #01

Elissa Megan Powers est une super-héroïne bien malchanceuse. Son pouvoir n’est pas des plus pratique : un costume magique lui octroit certes une super-force, mais plus il se déchire, et plus la puissance d’Elissa diminue ! Et comme le costume est très moulant et particulièrement fragile, autant dire qu’Elissa paume ses pouvoirs assez souvent. Du coup, elle est régulièrement ligotée par ses ennemis. Heureusement, ses co-équipiers sont là pour la tirer de bien mauvais pas, souvent au détriment de moqueries et de chambrages. Quand à sa popularité, c’est bien simple, le public la considère comme la plus naze des héroïnes. Rajoutez...

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Fantastic Four (Vol.1) Ere Byrne : Conclusion

Tout au long de ces 6 années, John Byrne, tout en respectant le travail de Stan Lee et Jack Kirby, a introduit doucement des éléments nouveaux aux FF. Jane Storm : Voilà bien un personnage qui prend une importance énorme sous la houlette de Big John. Ses pouvoirs prennent une importance fondamentale dans le groupe. Après un entraînement (évoqué dans l’année 81) Jane n’est plus simplement capable de se rendre invisible mais elle peut aussi créer des champs de force. Ainsi Jane peut se déplacer dans les airs grâce à un champ de force qui la soutient. Elle peut créer des barrières invisibles pour protéger les siens (voire même protéger la moquette des taches ! ou rendre invisibles les éléments d’une serrure pour mieux la crocheter. Ses pouvoirs sont même parfois mortels puisqu’il lui suffit de créer une bulle hermétique autour du visage d’un ennemi pour le priver d’oxygène. L’accroissement de ses super-pouvoirs va de pair avec son émancipation dans le groupe. Lorsque Red disparaît, elle prend en main le groupe, sans que personne n’y trouve à redire. Petit à petit, elle entend bien ne pas être que « la femme de Mister Fantastic ». C’est encore Jane qui soumet pour la première fois l’idée de partir vivre dans une maison, « normalement », pour élever Franklin. Enfin, John Byrne n’hésite pas à la confronter à des problèmes terribles, renforçant sa spécificité auprès des...

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