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Young Gods & Friends


jeudi 17 juin 2004
L'avis de Ishar


Young Gods est l’une des série de BWS Story Telling, comics anthologique ambitieux mené par Barry Windsor Smith et prématurément annulé par son éditeur. Ce volume reprend les 9 épisodes publiés, accompagnés de quelques planches inédites (et pour certaines non finies) et de nombreux articles sur l’histoire éditoriale de la série.

(JPEG) Young Gods est une histoire de Dieux. Des Dieux à la Grecque, c’est-à-dire plutôt une caricature de l’homme qu’un idéal. Adastra, de la maison Orgasma, est désappointée de voir sa soeur se marier à un inconnu pour de pures convenances diplomatiques. Son attitude, héritée d’un séjour sur la Terre, n’est pas sans en choquer plus d’un. Alors qu’elle vaque près des lieux où se prépare le mariage, elle rencontre le futur époux et son fidèle compagnon. Et va les entrainer, plus ou moins contre leur grè, dans le chemin des écoliers.

Nos personnages vont tour à tour fréquenter un bar, partir chasser le Dragon (au sens propre, mais nul doute que c’est référencé !), rencontrer un vieux Dieu puissant et sénile, mourir, affronter leur administration modernisée (plus besoin de faire les déclarations de décés sous forme de gestes, un formulaire factuel suffit désormais !), rencontrer leur créateur (c’est à dire BWS lui-même) ... C’est assez rocambolesque, rempli de dialogues finement ciselés, et traité avec humour et amour du travail bien fait. A côté de ce récit principal, on retrouve nos personnages dans des histoires courtes construisant petit à petit une certaine mythologie.

Hélas, ce qui aurait dû participer à construire un univers cohérent complique au final la tâche du lecteur, ces premiers récits n’ayant jamais pu être terminés. Il est difficile de trouver un fil directeur à l’ensemble et de savoir où l’auteur veut en venir. Il en sort un très fort sentiment de frustration, renforcé par le fait que nous n’avons pas la fin de l’histoire.

Un sentiment très bien rendu par les articles de fond qui accompagnent ces pages. Il en sort un fort dégoût pour l’industrie du comics ; BWS, sur un ton fortement blasé, tire sur tout, y compris les lecteurs, qui ont globalement préférés acheter Spider-Man plutôt que sa série. Vraiment dérangeant.

Côté illustration, c’est du pure Windsor Smith : un croisement entre la peinture de la renaissance et Jack Kirby. Son style inimitable est impeccable et sa mise en couleurs, très particulière, n’a pas changée. Elle est bien mise en valeur par une impression adaptée, le tout serti dans un beau volume : du grand format sous couverture dure et jaquette, reliure de qualité, mise en page soignée...

Difficile au final d’appréhender ce beau volume : d’un style très particulier, entouré d’une histoire éditoriale touffue au point de phagocyter un peu le récit à proprement parler - qui d’ailleurs est publié sans sa fin - il mérite pourtant sans aucun doute l’effort pour ceux qui apprécie Windsor Smith.

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