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Black Hole #01


vendredi 9 janvier 2004
L'avis de Ishar


Charles Burns est un auteur underground dans la veine d’un Charles Brown ou d’un Chris Ware. Déjà très remarqué pour ses précédents travaux, il est véritablement acclamé avec Black Hole, une série en 12 épisodes dont 11 déjà parus aux U.S. Série que Delcourt, jamais à court de bonnes idées, a commencé à traduire.

(JPEG) Notons à ce propos que 5 volumes chez Delcourt sont déjà parus, regroupant les 10 premiers numéros U.S. La série est donc traduite rapidement et déjà presque intégralement : en ces temps difficiles, c’est plus qu’un bon point. Ce premier tome regroupe les 2 premiers numéros américains.

Une étrange maladie de type MST a fait son apparition. Elle provoque diverses mutations physiques plus ou moins importantes, en tout cas imprévisibles. En bonne MST, elle touche surtout les adolescents. Et évidemment, les "mutés" ne sont plus considérés tout-à-fait comme les autres...

Difficile de définir en quelques mots le genre auquel appartient cette BD. Elle relève à la fois de l’horreur, de la poésie et de l’analyse sociale, et même un peu de l’érotisme. Les corps sont clairement au centre de Black Hole, les mutations étant, entre autres, une métaphore des changements qui s’opèrent à l’adolescence. Si ce sujet ne paraît pas très original, les réflexions sur ce thème ont quand même beaucoup évoluées, on ne tombe donc pas dans la redite. Elle s’impose comme l’équivalent pour le 9e art de films comme Ken Park, Elephant et dans une moindre mesure Mystic River.

Et ce sans ignorer son média : rarement mise en scène n’aura été aussi captivante. L’utilisation répétitive de cercles concentriques vient nous mystifier, les introspections sont intelligentes et compréhensives - on ne peut pas faire ici les reproches souvent entendus à propos de Kabuki. Les dessins noirs et blancs, sans nuance de gris, permettent de plonger dans l’histoire rapidement. Avec toutes ses rondeurs, ils ne sont pas sans rappeler Richard Corben.

Ce premier numéro ne possède donc que le défaut d’être un début d’histoire : il pose les bases mais ne montre pas encore toutes ses possibilités. Toutefois, bien que mus par un fil directeur, les évènements décrits restent assez indépendants les uns des autres, comme un ensemble d’anecdotes ou de morceaux de vie ; cela permet à ce volume de fonctionner indépendamment des suivants. Ca ne veut pas dire qu’il ne donne pas envie de lire la suite !

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