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Fury : Lève-toi et marche


mardi 22 octobre 2002
L'avis de Stefff56


Attention, rencontre extrême entre un auteur et un personnage : Garth Ennis aux commande de la mini-série "Fury".

(JPEG) Fury est le patron du SHIELD, une agence d’espionnage américaine dans l’univers Marvel. Droit et loyal, Nick Fury est ce que l’on peut appeler une figure emblématique avec son éternel cigare au bec. Seulement voilà, Fury se fait vieux et la nouvelle génération prend progressivement sa place au sein de l’agence. Nostalgique, il regrette le "bon vieux temps" où les combats se menaient sur le terrain et pas dans les couloirs de l’ONU. Las, un vieil ennemi va lui donner l’occasion de reprendre du service pour éviter un nouveau conflit mondial. Nick arrivera-t-il à l’en empêcher ? Et finalement, lui et son ennemi sont-ils si opposés ?

Garth Ennis est un auteur que je considère comme "bourrin". Hormis Preacher, qui présentaient des éléments plutôt originaux et fins, sa carrière de scénariste est un suite de séries violentes mais jouissives : Goddess, Preacher donc, Punisher ou Just a Pilgrim en sont les exemples les plus connus. Ennis jouerait donc toujours sur le même registre ? Oui car à travers ses titres, on retrouve toujours les mêmes élèments : du gore grand-guignolesque, des personnages hors-normes, des dialogues ironiques (parfois cyniques) truffés de bons mots et des situations tordues. Alors on ne s’étonnera pas de constater qu’Ennis poursuit dans le même registre avec Fury, puisque le personnage et la ligne "adulte" MAX lui permettent tous les débordements. Dans Fury, on jure, on s’étripe, on s’engueule, les répliques fusent, un soupçon de cynisme envers la CIA... En somme, l’auteur capitalise sur ses qualités. Du coup, c’est bien simple : ceux qui n’aimaient pas son style l’aimeront ici encore moins, les amateurs l’apprécieront encore plus. Par contre, Steve Dillon (comparse et dessinateur sur Preacher et Punisher) ne l’a pas suivi dans l’aventure, et c’est Darick Robertson (Transmetropolitan) qui se charge de mettre en page ses débordements. La bonne surprise se trouve ici, puisque l’artiste s’applique à retranscrire avec excès les scènes violentes. Peut-être en attendais-je trop, mais le résultat est mitigé. J’ai le sentiment qu’Ennis ne force pas son talent et du coup, si la lecture est plaisante, on referme le receuil en songeant qu’il n’a rien fait de neuf.

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