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Mikros & Photonik : L’Ombre et La Lumière


mardi 7 octobre 2014
L'avis de Soyouz


Delcourt

(JPEG) Invités à l’inauguration de la Freedom Tower par le maire de New York comme beaucoup d’autres super-héros, les deux trios d’amis (d’un côté Mikros, Saltarella, Crabby, et Photonik, Tom Pouce et Doc Ziegel de l’ autre) vont finalement se retrouver pour affronter deux vieux ennemis, 30 ans après la dernière manifestation de leurs pouvoirs ...

... Et sans avoir vieilli pendant cette période ! Mitton expédie cela très justement rapidement grâce à Paul Langevin (comme on a déjà pu le voir dans Mikros : Kaos - Politiquement Incorrect, aventure qui n’est pas du tout évoquée ici) et aux expériences sur les photons de Ziegel, pour mieux s’intéresser à l’histoire, après une remise en situation peut être un peu longue du côté des titans microscopiques.
On a l’impression que Jean-Yves Mitton prend beaucoup de plaisir dans une histoire étonnamment festive, pleine de vie et de gaieté, malgré la présence des deux vilains qui sont loin d’être des pitres. Ils ont été créés par Mitton, l’un dans sa série Mikros (qui paraissait dans les magazines des éditions Lug, Mustang, puis Titans), et l’autre dans celle de Ciro Tota, Photonik (qu’on pouvait lire également dans Mustang, puis dans Spidey), quand il l’avait temporairement remplacé. Mais finalement, l’intrigue importe peu, l’attrait vient surtout des retrouvailles entre des personnages, un auteur et son public (qui va être comblé pour ce qui est des clins d’œil et des références, ce qui fera remonter les souvenirs, mais sans que cela alourdisse le récit), surtout que le tout se lit de manière très plaisante et avec grande facilité. Il y a évidemment les emphases dans les dialogues et un peu d’insistance sur certains sujets un peu décalés (faut croire que le pastaga rend monomaniaque), mais cela n’est pas choquant, car le ton est réellement tourné vers l’humour et les personnages ont le même niveau de langage que celui qu’ils avaient dans les années 80 (manque quand même quelques exclamations typiques de Ziegel). Le seul petit regret est d’avoir un Mikros un peu trop surexposé par rapport à Photonik.

Le trait de Jean-Yves Mitton a gagné de la rondeur avec le temps, dans un style plus en courbe, moins nerveux, ce qui va bien avec l’ambiance de l’album (la couleur de Reed Man s’accorde assez bien). Il y a toujours une volonté d’esthétisme et d’apporter de la précision quand il le juge nécessaire (ce qui peut entraîner des arrière-plans vides par moment). Si toutes les pages ne sont pas parfaites, l’artiste livre un travail graphique très agréable à l’œil, et tout public.

Delcourt agrémente cette histoire de 90 pages d’une galerie d’une quinzaine de jolies illustrations.

Avis : Je ne sais pas si cet album pourrait être apprécié par de nouveaux lecteurs. Mais les fans de Photonik, et surtout de Mikros, ne pourront qu’être ravis... Et en demander d’autres ! On le lit avec le sourire.

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