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mercredi 1er octobre 2014
par Soyouz

Edito 2014-10 : les super-héros et la France, une (très) longue histoire d’amour


Grâce au cinéma, la mode du moment (qui semble durer plus que je ne l’aurais cru) serait le super-héros. Est-ce que cela fait plus vendre de comic books en France ? Rien n’est moins sûr (des livres évoquant les super-héros vendent plus que des livres sur les auteurs de super-héros, par exemple). Toujours est-il que les artistes qui ont été biberonnés au Lug, Artima et Sagédition, ou encore à la VO, en profitent aujourd’hui pour créer des bandes dessinées fortement influencées par leurs lectures américaines, car frileux pendant des années, la porte des éditeurs semble actuellement ouverte, pour la forme et le fond. Atalante a laissé faire sa Ligue à Lehman (qui fera par la suite l’homme truqué, ainsi que Metropolis et Masqué chez Delcourt) et Gess, Soleil et Delcourt ont créé leur label « french comics », même si dans leurs cas, on sait que l’envie n’est pas nouvelle et pour Thierry Mornet, elle a même été déjà assouvie/testée quand il était chez Semic. Mais peut être était-ce déjà trop tôt, car Panini avait emboité le pas avec son projet hybride Marvel Transatlantique qui n’avait pas fait long feu (pour diverses raisons). Et c’est sans compter sur les projets plus underground, comme le font depuis très longtemps des artistes comme Reed Man, Jean-Marc Lofficier ou Christophe Malgrain (et il y en a plein d’autres).

Mais ce sont les parties visibles de l’iceberg, car en y regardant bien, même si le format est éloigné des mensuels américains, Tanătos de Convard et Delitte, les Sentinelles de Dorison et Breccia, Big Crunch de Gourrierec, Tom & William de Lefeuvre (pour ne citer qu’eux, et en occultant les auteurs qui les utilise sous forme parodique et caricaturale) sont également des émanations de cette influence super-héroïque. Après, ce n’est pas la première génération aimant le genre, on sait que cela existait avant. Mitton et Tota n’auraient jamais inventé Mikros et Photonik, Dionnet (qui a lancé un énorme projet en 2011, Des Dieux et des Hommes) et les Humanos n’ont jamais caché leur intérêt, et Giraud a même dessiné le Surfeur d’Argent sur un scénario de Stan Lee. Et puis si on va plus loin, il y a également le Fantax de Chott ! Alors pourquoi tant de haine de la part des éditeurs, du public, de la presse, pour ce genre ? Aujourd’hui, certains semblent découvrir des qualités dans la bande dessinée américaine et découvrent que Maus et Calvin & Hobbes sont aussi des comic-books. Alors pourquoi pas le super-héros ? Et quand bien même qu’il retrouve ses lettres de noblesse en nos contrées grâce aux artistes européens, ce qui serait finalement un juste retour des choses, car le lecteur hexagonal doit avoir la mémoire courte si on en croit Xavier Fournier dans son futur ouvrage Super-hHéros, une histoire française ...

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