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lundi 11 novembre 2013
par Soyouz

Thor : Le monde des ténèbres


Deux ans après le premier opus et un an et demi après le premier Avengers, Marvel continue d’explorer le monde des divinités ( ?) nordiques et de développer son univers partagé.

(JPEG) Il y a des millénaires, les elfes noirs et leur chef Malekith ont tenté de détruire l’univers à l’aide d’une arme indestructible, l’éther. Défaits par l’armée de Bor, le père d’Odin, ils devinrent, aux yeux de tout Asgardien, une race disparue et l’éther, une légende.
Aujourd’hui, à la faveur d’une convergence des neuf royaumes, Malekith et les derniers représentants de son peuple ayant finalement survécus, reviennent reprendre l’éther afin d’achever leur tache et se venger des Asgardiens.

Maintenant que les personnages sont connus, il est plus facile d’aller directement à la présentation des vilains et de leur motivation. Début de film donc assez classique mais qui apporte quelques informations (confirmations ?) sur les orientations prises par Marvel Films, notamment sur l’origine extra-terrestre des Asgardiens, à l’opposé de celle divine qui aurait pu être attendue. Ces deux visions ont par ailleurs tendance à s’alterner depuis 50 ans dans les comic-books au gré des scénaristes.
Toujours est-il que cela donne une esthétique et une ambiance intéressantes, le film étant une sorte de chaînon manquant entre Le Seigneur des Anneaux et La Guerre des Étoiles.

Si la première heure souffre d’un petit manque de rythme, malgré deux scènes de bataille bien orchestrées et correctement dosées (ce qui sera d’ailleurs le cas pour toutes, ce qui change des derniers films de super-héros), la seconde est une succession de scènes, de Londres à la cité d’or du royaume, amenant petit à petit l’ensemble du casting du premier film, assurant une continuité dans les films plutôt bienvenue. Les interactions entre les personnages sont beaucoup plus efficaces et naturelles, notamment entre Thor et son demi-frère Loki (qui montre des talents de farceur et plus de facettes pour ce personnage). Ce dernier n’est pas l’ennemi mais continue d’être exploité à la fois pour cette histoire et il semblerait en être de même pour les prochaines. Son passif est aussi bien exploité et suffisamment bien amené pour que tout nouveau spectateur ne puisse pas être perdu avec un quelconque historique trop fourni.

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Le réalisateur Alan Taylor (qui a été metteur en scène sur Game of Thrones, série télévisée très fournie en acteurs) n’oublie pas pour autant les personnages secondaires, du côté de Thor, comme (et surtout d’ailleurs) du côté de Jane Foster. Ces derniers apporteront par ailleurs les principales répliques et scènes humoristiques, assez bien dosées. Les relations entre les scientifiques sont par ailleurs plus réussies et plus naturelles qu’entre les compatriotes du Dieu du tonnerre, qui semblent forcées. Ils agissent plus les uns après les autres qu’ensemble.
Christopher Eccleston (qui a été l’éphémère 9ème Docteur Who), dans le rôle de Malekith, la menace principale du film, est parfait dans ce rôle de « roi » de son peuple et de chef de guerre. Il est implacable, immuable (presque mono-facial ?). Sa ligne de conduite est claire et il n’en déroge pas. Cela rend le scénario d’autant plus facile à comprendre, surtout pour les lecteurs des comic books de Thor qui ont eu ces derniers temps beaucoup d’histoires basées sur des ennemis ou des erreurs du passé de ses pères. Et puisque l’on est à faire des parallèles, sans vouloir trop en dévoiler, les scènes du combat final rappellent également celles de nombreux autres films, Avengers en tête. Néanmoins, la réalisation des scènes de combat est bien plus maîtrisée et plus énergiques que dans Thor en 2011.

(JPEG)

Mais ne boudons pas notre plaisir car l’ensemble des acteurs, qu’ils soient principaux ou secondaires, semblent bien plus sûrs dans leurs rôles. Il y a une bonne dynamique entre les personnages, si ce n’est que les trois guerriers sont rapidement tronqués et que l’opposition Jane Foster/Sif n’a eu lieu que lors d’un regard. Les visuels semblent aussi plus travaillés que pour le premier film avec un bon équilibre entre la science-fiction (notamment par les vaisseaux spatiaux) et la fantasy. Asgard fait également plus peuplé et finalement, au fil des films, on accepte l’idée d’une continuité liée aux films, avec ses différences (comme le langage moderne utilisé par les Asgardiens) par rapport aux matériaux originels.

Souvent, les suites sont décevantes. Thor : Le monde de ténèbres est l’exception qui confirme cette éventuelle règle en étant bien meilleur que son ainé. Et puis il y a une petite tonalité légère assez appréciable dans les films Marvel.

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