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Codeflesh


lundi 22 juillet 2013
L'avis de Kab


(JPEG) Cameron Daltrey adore son boulot. Il est agent de probation pour les détenus qui veulent sortir de prison en attendant de comparaître devant le juge. Enfin, ça c’est ce qu’il fait officiellement car dans l’ombre, Cam porte un masque et va arrêter lui-même les pires détraqués. Et c’est ça qu’il préfère, même s’il ne veut pas se l’avouer. Cette double vie, seul son associé est au courant. Sa copine strip-teaseuse ne l’est pas, ce qui crée une certaine tension dans le couple qui ne tient pas et finit par se séparer. Malgré tout, Cam ne peut s’arrêter de continuer à se battre contre des hommes qui ressemblent à des limaces, d’autres qui ont un lance-flamme en guise de bras et des réservoirs à la place du sexe ou même des télépathes.

(JPEG) Joe Casey montre la face sombre des vigilants. C’est un peu comme si le Punisher avait un vrai travail. Le scénariste a décidé de mettre en avant la violence de manière importante mais pas excessive. La série ne fait pas dans la dentelle et le ton est sombre et la lueur d’espoir ou le happy end ne sont pas permis.
A première vue, le travail de Casey peut sembler particulier et j’admets m’être demandé ce qu’il voulait montrer surtout après avoir fini le premier chapitre. Le second m’a complètement fait changer d’avis. Codeflesh n’est pas qu’une simple série sombre où la violence règne en maître sans réflexion. Dans cette seconde partie, Casey met en scène un vieux parrain sur le point de mourir qui raconte sa vie et n’avoue aucun regret. La réflexion sur le vieux vilain attendant de décéder est très bonne. Tout comme celle du pyromane qui se rend enfin compte de son erreur et qui décide de faire un dernier crime pour se venger même si il sait qu’il fait erreur. Un autre numéro montre la colère et le besoin de cogner de Cam.
Mais le meilleur épisode qui pour moi reste un petit bijou est l’avant-dernier où Joe Casey met en image une lettre écrite par son personnage principal. Elle sert d’intrigue mais aussi de dialogues entre les personnages tout en gardant la particularité d’une lettre écrite à quelqu’un. J’ai trouvé que c’était un tour de force en terme de style qui en plus ne semble pas déplacé dans l’univers de Codeflesh.

Au dessin et comme l’indique le petit macaron d’aide à la vente, il s’agit de Charlie Adlard, le dessinateur de Walking Dead. Son style colle très bien à l’ambiance poisseuse et sulfureuse de la série ainsi qu’à la violence très présente. Les couleurs, en partie réalisées par Adlard y contribuent beaucoup. J’ai beaucoup aimé le style et j’ai presque eu le regret de ne pas lire Walking Dead (je n’ai pas accroché mais c’est une autre histoire...).

Mon avis : Vous l’aurez compris, Codeflesh est une bonne petite surprise et évite facilement l’écueil de la série bourrin et glauque pour donner un petit plus pas désagréable.

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