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Butcher Baker #01-07 : Le redresseur de torts.


lundi 10 décembre 2012
L'avis de Kab


(JPEG) La journée n’avait pas commencé normalement pour Butcher Baker. Super-héros à la retraite, l’homme profitait de la vie dans son lupanar mais quand deux hommes en costumes sont venus le voir, il a su que sa retraite était finie.
Tout d’abord Baker n’a pas voulu les écouter mais les deux politiciens ont su se montrer convaincants en lui amenant trois superbes femmes prêtes à assouvir tous ses désirs. Voilà qui l’a mis dans de meilleures dispositions. En fait, le gouvernement en a marre de payer pour les super-vilains qui trainent à l’institut Bertrand dit aussi la cage aux dingues. Ils ont donc pensé à Butcher, l’un des derniers super-héros encore présents aux Etats-Unis.

Butcher accepte. En tant que bon super-héros américain, il doit éliminer la vermine restante et il est bien content qu’on ait fait appel à lui. Au volant de son camion, il file à toute allure parlant dans sa cibi. Sur la route, un officier de police le flashe au radar et engage une course poursuite pour l’arrêter. Notre héros l’envoie facilement dans le décor mais Arnie B. Willard n’est pas homme à se laisser faire.

(JPEG) A l’Institut Bertrand, Butcher prend les choses en main. Il s’occupe des gardes puis fait sauter la cage. Il part satisfait de son travail et s’arrête à un restau route histoire de s’en jeter un petit. Ce qu’il ne sait pas encore, c’est qu’il a bâclé le boulot. Certains de ses pires ennemis s’en sont sortis comme White Lightning, El Sushi, l’Abominable Snowman, Jihad Jones, Absolutely et Angerhead. Ils s’enfuient vite dans un des repaires secret de Jones. Ils découvrent rapidement que c’est le redresseur de tort Butcher Baker qui a fait exploser l’endroit où ils étaient. Ils cherchent à se venger. Bien sûr, ce n’est pas l’amour fou et chacun veut mettre la main sur notre héros avant les autres. Seul Absolutely semble mener un but différent mais cette créature semble bien spéciale.
Au bar, Willard et Butcher discutent ensemble sans savoir qui est qui et chacun se raconte ses petits malheurs en picolant.

White Lightning est la première à se lancer sur la piste de Butcher. Elle se lance dans une course poursuite effrénée avec notre héros qui est aussi poursuivi par Willard qui l’a retrouvé. Malheureusement pour le policier, il finit dans le fossé et à l’hôpital.
Butcher parvient à tuer son opposante et se rend compte qu’il a bien raté sa dernière mission et que si elle s’en est sortie, il doit y en avoir d’autres qui sont aussi à ses trousses.

(JPEG) A l’hôpital, Arnie reçoit la visite d’Absolutely qui va le mener à Butcher par des chemins étranges et détournés qui verront les deux hommes se lier à un niveau mental assez surprenant. Butcher lui demeure très occupé car il doit s’occuper d’Angerhead, d’El Sushi et de Snowman qui l’ont retrouvé chez son amante. Les quatre surhommes font un tel grabuge que l’armée est obligée d’intervenir. Après s’être occupé de ses adversaires, Butcher doit fuir la ville et même le pays en prenant un peu de recul. Heureusement, notre vieux briscard connait plusieurs façons de sortir du pays et un endroit où il peut se reposer, une petite île refuge pour tous les super-héros à la retraite. Bien décidé à en profiter, Baker s’y réfugie. Pourtant, le sanctuaire n’est pas si secret ni même protégé car Jihad Jones parvient à capturer son ennemi mortel.

Willard est lui aussi à la recherche de son ennemi mais sa quête est plus métaphysique, tant Absolutely le fait passer par des chemins détournés, le faisant explorer la psyché de Butcher et la sienne par la même occasion. Pourtant le lien qui l’unit désormais à Butcher permettra à Arnie de retrouver son ennemi torturé par Jihad Jones. Il tentera d’intervenir dans le combat mais en vain. Les deux opposés ont une animosité tellement exacerbée depuis des années que rien ne se mettra entre eux dans cet dernier duel. Mais est-ce que ce sera le dernier combat de Butcher ? Que vont faire Absolutely et Willard ?

(JPEG) Joe Casey est un scénariste assez connu des fans. Il a fait un passage remarqué sur les X-Men pendant la période lancée par Grant Morrison. Le scénariste a toujours eu des thématiques et un style très particulier et ce n’est pas avec Butcher Baker que les chose vont changer. Le scénario de la série pourrait être résumé facilement par "Et si... le Comédien des Watchmen n’avait pas été tué mais avait pris sa retraite et s’en était sortit pour faire un dernier boulot pour le gouvernement ?". L’histoire n’est guère plus compliquée que ça. Pourtant, on ne s’ennuie pas une seconde. Les scènes de flashback se succédant aux scènes d’actions et aux phases bizarroïdes. Le scénariste profite d’être chez Image pour mettre une bonne dose d’action et de sexe comme s’il pouvait enfin se lâcher. Les vilains comme le héros sont des archétypes absurdes et drôles comme si Casey se moquait délibérément de ses personnages et du style super-héroique plus particulièrement le Grim’n’Gritty.

(JPEG) En terme d’histoire, on découvre rapidement les grands personnages de la série qui sont très bien travaillés aussi bien Jihad Jones que Wilard. Seul Absolutely reste un mystère absolu, ce qui ajoute au charme du personnage avant de passer à la baston. Pourtant, il n’y a pas que de l’action, il y a aussi une réflexion sur le genre héroïque et la justice punitive ainsi que sur la place des héros dans la vie de tous les jours. Absolutely semble soit une blague de la part de Casey soit une réflexion qui m’a échappé sur les personnages surpuissants perdus dans des réflexions métaphysiques incompréhensibles. Joe Casey case aussi un affrontement idéologique avec le dernier gros combat entre Jihad Jones et Butcher, une sorte d’orient versus occident.

(JPEG) Le plus gros ajout et ce qui justifie pleinement l’achat de ce comics est Mike Huddleston. Je ne connais pas ce dessinateur mais le style est très particulier. Les personnages sont ultra-expressifs et déformés pour correspondre à leur archétypes (le héros grand ultra musclé avec un torse très développé la mâchoire carrée, le policier petit gros et agressif). Les vilains sont aussi visuellement en adéquation avec leur pouvoirs ou noms. Les femmes sont très sexy. Le dessinateur fait tout lui-même et n’hésite pas à faire du noir et blanc avec une pointe de couleurs ou des pages pleines de couleurs et parfois ils mélangent même les deux. L’ensemble est un peu déroutant au début mais une fois rentré dedans, c’est un vrai régal. C’est expressif, ça bouge très bien. Les scènes d’actions sont excellentes tout comme les passages plus calmes. C’est un vrai régal !

Mon avis : Butcher Baker est l’histoire d’un gentil pas si gentil que ça et est vraiment très bien dessiné. Un bon petit coup de coeur !

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