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Fables #15 : L’âge des ténèbres


samedi 1er septembre 2012
L'avis de Kab


(JPEG) Fables #76-82 : La guerre est finie, Gepetto l’empereur a signé l’armistice. Il est temps pour les Fables de pleurer leurs soldats et héros morts dans la lutte contre l’empereur.
ce dernier a bien du mal à se faire à sa nouvelle vie, les vieilles habitudes ont la peau dure et le sculpteur donne toujours autant d’ordres. Les habitants de Fableville le voit d’un très mauvais oeil et tout le monde souhaite le voir mort. Pourtant, à part des mots, rien de grave ne se produit.
A l’hôpital de l’ordre de Malte, Boy Blue continue de se faire opérer par le Dr Greffon des suites de sa blessure par une flèche magique. La blessure ne veut pas guérir rendant le joueur de trompette de plus en plus malade. Gobe-Mouche et Pinocchio s’inquiètent pour leur ami.
Dans les royaumes, deux mercenaires cherchent un peu de butin à récolter. Depuis la chute de l’empereur, les pillards ont la belle vie et ces deux lascars comptent bien profiter eux aussi de la pagaille. Après avoir trouvé une salle remplie de trésors, ils ouvrent un coffre et libèrent une créature sombre aux puissants pouvoirs magique. Il se présente sous le nom de Mister Dark. Il tue rapidement les deux pilleurs puis part à la recherche de ceux qui ont utilisé ses pouvoirs.
A la ferme, Rose Rouge et Sinbad passent du bon temps ensemble vu qu’ils sont mariés. Mais la nuit de la directrice de la ferme est agité et comme sa soeur, elle voit le fantôme de Collin, l’un des trois petits cochons qui fut empalé il y a longtemps (cf La ferme des animaux). Ce dernier annonce l’arrivée d’un très grand danger.

Alors que la petite communauté enterre avec les honneurs Charmant, Boy Blue doit perdre son bras pour être sauvé mais son état de santé ne fait qu’empirer.
Le lendemain, la Belle a le choc de sa vie quand elle voit que son bureau n’est plus qu’un vulgaire cagibi. Il semble que cela soit pareil pour tout l’immeuble. La magie a cessé. La communauté part alors se réfugier à la Ferme pour se réorganiser et vivre un dernier drame.

Voilà déjà seize volume que Bill Willingham me ravit. Je pense avoir déjà tout dit sur ces talents et les qualités de cette série. Je me dis qu’on a déjà quasiment tout vu et que la série va perdre en qualité, surtout après la fin de cette guerre. Il n’en est rien. C’est avec sobriété et émotion qu’il achève ce qu’on pourrait appeler un premier cycle. Les choses bougent énormément. Pas de place pour le statu quo dans cette série. Les deuils et drames s’enchaînent de manière sobre sans faire dans le pathos forcé. Les personnages sont travaillés comme d’habitude. Ce qui semble être le nouveau méchant est amené de bien belle manière et la menace semble encore plus grande. Car cette fois-ci, l’ennemi est à leur porte. Les retombées d’un décès vont semble t-il amener des bouleversements. Je n’en parlerais pas plus pour ne pas spoiler.
En plus d’écrire une histoire captivante, le scénariste se permet de faire un peu de metacomics et une réflexion agréable sur le statut des Fables. Ont-ils été créés par des auteurs ou les ont-ils inspirés ? Cette réflexion est assez bien amenée et même si elle n’aboutit pas pour le moment, je pense que c’est une piste future pour la série.
Si certains personnages sont actuellement en retrait, il ne faut pas oublier qu’ils auront leur mise en avant à un moment donné ou l’ont déjà eu, ce qui est le cas pour le couple Bigby/Blanche. Mon seul tout petit reproche dans ce tome sera le roi Cole qui perd en prestige après la catastrophe de Fableville. Il semble ne plus savoir quoi faire alors que pendant la préparation de la guerre, il était montré comme un homme intelligent et fin stratège. Peut-être se repose t-il trop sur son adjointe et ne fait pas cas des affaires courantes ou évacuations d’urgences.

Au dessin, c’est comme toujours un ou plusieurs dessinateur pour les histoires courtes et le très grand Mark Buckingham pour les grandes et importantes.
Mark maîtrise à la perfection les personnages, sa narration est toujours impeccable, ses planches remplies. Bref, c’est beau et c’est classe.
Il est épaulé dans cet album par Mike Allred qui commence à devenir un habitué de la série car il a déjà dessiné plusieurs numéros. J’adore le style de cet artiste et je n’ai pas été déçu cette fois encore malgré un Pinocchio méconnaissable comparé à celui de Buckingham.
David Hahn use aussi de ses crayons sur un épisode. J’ai pas du tout aimé ce style trop carré et simpliste mais pas dans le bon sens du terme. Les personnages font figés. Malgré de nombreux arrières-plans, j’ai eu une impression de vide.
Peter Gross referme la marche dans un épisode sympathique voyant Mowgli tenter de reprendre le contrôle de son royaume. Son style est plus agréable que Hahn mais clairement en dessous des deux premiers dessinateurs.

Mon avis : Un tome indispensable pour les lecteurs de la première heure sans baisse de qualité depuis déjà quatre vingt-deux numéros. Un régal ! Un tome qui peut être un bon point d’entrée avec une nouvelle menace pour de nouveaux lecteurs.

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