lundi 20 août 2012
L'avis de Kab
Powers vol.2 #01-06 : Après les tragiques incidents qui se sont déroulé (cf l’arc les traitres), les super-héros et l’utilisation de super- pouvoirs a été rendu illégal. Les flics ont du coup encore plus de travail car si les héros ont accepté de partir, les vilains ont, eux continué à utiliser leurs facultés pour s’enrichir.
Les habitants ont peur mais alors qu’une banque se fait braquer par un vilain, une jeune femme intervient utilisant ses capacités pour stopper le casse. Walker est chargé de l’enquête qui s’arrête rapidement vu que personne ne veut décrire la jeune femme.
Les policiers sont débordés et le nombre de morts atteint des sommets. La dernière victime en date est Kutter. En manque d’effectif, le capitaine rappelle Deenah Pilgrim toujours en convalescence après l’affaire avec Supershock. Elle refait tout de suite équipe avec Christian et les deux collègues enquêtent sur le tueur de Kutter. Ils retrouvent très vite l’assassin mais sont sans défenses face à ses pouvoirs. C’est là qu’apparaît Retro Girl ou en tout cas, une jeune femme lui ressemblant. Elle passe à l’action et arrête le criminel pour les policiers.
Une fois de retour au poste, Pilgrim passe ses nerfs sur son suspect à coup de batte de baseball avant de le faire parler et de lui faire avouer d’autres crimes.
Walker part voir une vieille connaissance, Calista. La jeune fille qu’il a aidé quand elle était encore enfant a bien des pouvoirs et c’est bien elle qui l’a aidé plus tôt dans la journée. Elle souhaite que Christian lui apprenne les rudiments du métier et l’entraîne. Ce dernier refuse car il sait qu’il devrait l’arrêter. Occupé par sa discussion, notre policier ne répond pas aux appels de sa collègue qui à trouvé une piste la menant à Bug, l’un des trois caïds du crime. Fonçant seule, Deenah se retrouve prise au piège et est enlevée.
Walker l’apprenant passe alors la ville au peigne fin pour la retrouver avant qu’il ne soit trop tard.
Bendis entame le second volume de sa série Powers et il était temps. J’ai toujours aimé cet univers assez particulier qui encensait les héros et montrait le côté policier d’un ancien super-héros. Certes, on avait déjà pu voir ça dans Gotham Central mais là, je ne sais pas pourquoi, je trouve que c’est différent dans le traitement et l’intrigue en elle-même. On est vraiment centré sur le tandem Pilgrim/Walker. Depuis le dernier arc avec Supershock, la situation a bien évolué et Bendis met bien en avant son monde plus sombre, plus froid où les gens ont peur. Comme depuis un moment, il décide surtout de mettre Deenah en avant et de lui en faire baver. Après ce qui lui était arrivé, je ne pensais pas que BMB irait encore plus loin et en fait, si. Le scénariste n’hésite pas une seconde et ne prends pas de gants avec elle. Walker est un peu plus en retrait, ce qui n’est pas forcément un mal après le dernier arc qui lui était entièrement consacré.
Un truc sidérant avec Brian, c’est que ses histoires urbaines avec des personnages solos ou en duo sont excellentes que ce soit dans la narration, les dialogues, la caractérisation des personnages. On voit clairement le caractère de Deenah, bien différent de celui de son collègue. On est à des lieux de son travail sur les franchises super-héroïque Marvel comme Avengers. La fin est surprenante au vu du concept de la série et il faudra voir comment cela va être développé. En tout cas, c’est très intriguant. Le dernier bon point, c’est de voir qu’il y a une évolution du temps. Les personnages ne sont pas figés dans une bulle temporelle qui fait que leurs aventures étalées sur trente-cinq ans ne dure que quelques années, pas plus de cinq.
Au dessin, nous retrouvons toujours le très agréable Michael Avon Oeming, cet artiste est comme toujours excellent sur ce titre avec un vrai travail sur les couleurs. L’ambiance est devenue grisâtre, sombre et dès qu’un super-héros est montré (en action ou pas), les couleurs reviennent et sont même très flashies. J’aime beaucoup ce procédé intelligent qui permet de montrer l’ajout des super dans la vie de tous les jours (sûreté et monde plus radieux).
Le découpage et les cadrages sont toujours aussi agréables et sympas. On retrouve certains passages obligés comme la double page qui se lit entièrement de temps à autre. Ca demande une petite gymnastique parfois mais ce n’est pas très gênant. L’encrage est plus fin sur les scènes de flashback, changeant le trait comme s’il n’était pas fini mais je pense que c’est voulu.
Powers est toujours aussi bon, la série ne s’est pas arrêté faute d’histoires et Bendis le prouve, il a encore des choses à dire et il commence sans prendre son temps (sûrement est-ce du à l’avantage de lire six numéros d’un coup). On ne s’ennuie pas et BMB continue de changer le statu quo de sa série pour mon plus grand plaisir.
Mon avis : encore un tome à ne pas rater.
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