Après les durs moments qu’ils ont vécu ensemble, Rita Farr décide d’apprendre la vérité à ses camarades de la Doom Patrol. Elle n’a en fait pas survécu à la catastrophe de Codsville qui a vu l’équipe originelle se sacrifier pour sauver un petit village.
Avec une partie de son ADN résidant dans son crâne et du protoplasme, le Chef a réussi à la reconstituer mais elle n’est pas vraiment la Rita originale, juste un tas de protoplasme, un tronc humain qui prend sa forme et possède ses souvenirs. La nouvelle est un peu dure à avaler pour Larry et Cliff mais ils essaient de gérer cette situation inattendue. A peu près Rita se décide enfin à rencontrer son ex-époux, le télépathe Steve Dayton/Mento qui espionnait ses pensées les plus proches et l’a utilisée contre son gré sous les ordres du Chef dans le premier arc de cette série.
La conversation est tendue et Rita réagit de façon bizarre au fait que Mento lui ait apporté un verre sans qu’elle le demande et le soupconne une fois de plus de l’espionner par télépathie en anticipant ses moindres désirs.
Après Larry Trainor dans le #06, on en apprend un peu plus sur Rita dans cet épisode. Giffen nous montre pourquoi elle collectionne tous ces posters et affiches d’elle-même, ce qui lui permet de conserver sa forme d’origine. Il tisse aussi des liens de plus en plus fins entre Rita, Cliff et Larry, revisitant des pages complètes de leur passé commun. Matthew Clark et Ron Randall sont toujours aux dessins et ils savent retranscrire l’atmosphère différente de chaque époque, du côté bizarre des années 1960 à celui beaucoup plus sombre des années 1980. Rita n’est pas aussi narcissique qu’elle le paraît et est nettement plus tourmentée qu’on pourrait le croire car elle se considère comme un « Freak » (un « monstre de foire » comme dans le film de Tod Browning) et a trouvé sa place et une famille au sein de la Doom Patrol.