A l’issue de son combat contre les Bâtards et surtout de la révélation finale de la Main Droite Rouge, Wolverine est plongé dans une profonde dépression. Le poids de la culpabilité est trop lourd à porter. Son parcours a été constellé de centaines, de milliers de morts, et parmi lesquels ses propres enfants. Dans sa quête de rédemption il se rend dans une petite ville du Yukon à la recherche de Dolores Downing, une vieille connaissance, une femme qu’il a aimé des décennies plus tôt et qui mit au monde l’un de ses enfants, l’un des Bâtards tué par Wolverine. Décédée depuis trente ans, Logan ne pourra plus jamais revoir Dolores, mais en guise de dernier hommage, il enterre William son fils à ses côtés.
Même s’il essaye de faire le bien autour de lui, Wolverine ne comprend que trop bien qu’en fin de compte il ne laisse derrière lui que des cadavres, des cendres et de la tristesse. Victime d’hallucinations et crises de folie, le seul fils qu’il lui reste, Daken souhaite lui aussi la mort de son père. Il n’y a plus aucune sortie de secours, Wolverine est seul et son monde condamné. Seule solution pour lui, essayer d’en finir le plus vite possible. Or, de par son facteur autoguérissant, ce châtiment ne lui est pas permis. Par contre, s’infliger des douleurs et des tourments éternels, cela lui est possible. Tout comme le fait de quitter définitivement la civilisation afin peut-être de racheter son âme, mais surtout de plus jamais laisser de traînée de sang dans son sillage.
Jason Aaron poursuit la lente descente aux enfers de Wolverine dans cet épisode illustré par Goran Sudzuka, correct sans plus. Mais cette fois-ci, l’enfer de Logan est bien plus personnel. Ni diables, ni démons, seulement la culpabilité et le poids de porter sa propre vie et ses propres échecs. Wolverine sera-t-il capable de refaire surface ou bien sombrera-t-il définitivement ? Réponse dans le prochain épisode.
Parution française dans Wolverine #11.
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