Halloween, quatre gamins déguisés, un démon, une princesse, un cow-boy et un pirate arrivent à la Maison des Mystères. Ils apprennent à la serveuse Fig qu’ils ont été maudits par une bohémienne dans les années 1950. Ils ont été transformés en la personnalité de leur déguisement et vont de maisons en maisons pour réclamer des bonbons ou lancer un mauvais sort. Une cliente peut conjurer le sort mais le démon l’étrangle et les mômes repartent. La première partie de cet Annual par Matt Sturges, Luca Rossi et Jose Marzan Jr présente rapidement le fil rouge de toutes ces histoires. La fin est surprenante par la réaction du démon mais prévisible et bien amenée.
Les Quatre vont ensuite hanter Madame Xanadu et la voyante leur apprend qu’une récompense est cachée dans sa maison. Chacun d’eux le trouve et pendant quelques instants, oublie sa triste vie d’enfant. Bizarrement, malgré un style graphique assez girly et distrayant, c’est le récit au ton le plus grave car on y parle d’enfants battus et maltraités. C’est donc une petite trouvaille tant par le dessin de Brandon Graham que par les idées de Matt Wagner.
Les gamins ne sont ensuite que des figurants car Constantine est la seule vedette d’une histoire de son passé mettant en scène un bûcher, un masque de Guy Fawkes, la découverte de l’amour et la première malédiction lancée par John. Peter Milligan, Giuseppe Camuncoli et Stefano Landini livrent ici quelque chose de perturbant et malin, ce qui réflète tout à fait la personnalité du Hellblazer.
Dans le dernier, Gwen d’I... Zombie traverse en bateau en compagnie de deux amis un lac que l’on dit habité par un monstre marin et subissent une farce des gamins. En quelques pages, on se laisse facilement prendre par ce qui est raconté et on s’attache aux personnages créés par Chris Robinson et Mike Allred.
Ce numéro s’achève par Lucifer. Les mômes arrivent pendant l’Armageddon, le combat final entre l’enfer et le paradis et le démon Gaudium leur propose la libération de leur malédiction en échange de leurs âmes et comme d’habitude, ça foire lamentablement car il le rossent. Une bonne fin marrante et décalée pour ce one-shot par Mike Carey et Peter Gross.