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vendredi 1er juin 2012
par Sasquatch

Fear Itself : The Home Front #01-07


(JPEG) C’est devenu une tradition depuis Civil War en 2006-2007,car depuis cette époque, chaque mini-série principale d’un tel event est désormais accompagnée d’une mini-série parallèle et correspondante. Ainsi, Civil War, World War Hulk, et Secret Invasion furent tous secondés par une mini-série Frontline (Siege fut épaulé par une mini-série intitulée Embedded mais qui reprenait le même concept, en particulier avec le personnage de Ben Urich), pouvant aller de quatre à onze épisodes selon les events concernés. Ces mini-séries, d’une qualité souvent inégale mais à la tonalité pour autant bien souvent pertinentes avaient le mérite d’apporter un éclairage différents sur les événements contés dans les séries adjacentes et ce notamment en mettant en scène Ben Urich ou Sally Floyd, journalistes au Daily Bugle tout d’abord puis au journal Frontline, ou bien encore en faisant intervenir et interagir l’homme de la rue, le tout au cours de deux ou trois récits principaux à suivre d’épisode en épisode.

Avec Fear Itself, petit changement de formule, et changement de nom. Exit la terminologie Frontline, et arrivée de celle, plus familière peut-être (dans l’esprit tout du moins) de Home Front. Le danger et la panique distillés par le dieu de la peur et ses hérauts sont désormais à nos portes et frappent la population toute entière. Plus personne n’est à l’abri. De même, chaque numéro de Fear Itself : The Home Front se compose de plusieurs récits, plus ou moins à suivre selon le cas, et d’une longueur variable. Certains « récits » pouvant ainsi tenir sur une simple planche. C’est en particulier le cas des historiettes intitulées « Un moment avec... », toutes intégralement réalisées par Howard Chaykin et respectivement consacrées à J. Jonah Jameson (dans le #01 et le #07), à l’Homme Pourpre, au peuple de Paris, à celui d’Atlantis, à Mr. Fear (le bien nommé) et enfin à Dust, la mutante afghane. Evidemment, ces récits sont sans grand intérêt mais permettent simplement de partager les pensées ou les émotions de certains des protagonistes secondaires de l’évenement Fear Itself tels que certains vilains ou bien les civils, en particulier la population parisienne durement éprouvée par les agissements de la Gargouille Grise devenue Mokk, le briseur de foi.(JPEG)

Egalement au programme de ces sept épisodes de Fear Itself : The Home Front, de courts récits réalisés par des duos d’artistes très secondaires et qui braquent les projecteurs sur des personnages plus qu’anecdotiques de l’univers Marvel même si j’ai une certaine sympathie pour certains d’entre eux. Sont ainsi mis à l’honneur Blue Marvel, Cardiac (un vilain de Spider-Man apparu dans les années 90 et qui visiblement n’en est jamais sorti !), American Eagle, les Vengeurs/Champions/X-Men/Défenseurs (rayez les mentions inutiles) des Grands Lacs et même les citoyens de Broxton, Oklahoma qui participent comme ils le peuvent au conflit qui oppose les héros au Serpent et à ses émissaires. Beaucoup de choses sans grand intérêt donc, et il en est de même de même pour un récit spécial intitulé « Les élus » et qui court sur les numéros #05 à #07, une équipe fort hétéroclite composée de X-23 (la clone féminine de Wolverine), d’Amadeus Cho le nouveau Prince du Pouvoir ainsi que des nouvelles incarnations de Spider-Girl et de Power Man et enfin de Thundertstrike récemment réapparu. Autant dire que le casting fait rêver...Et pourtant Fred Van Lente et Alessandro Vitti essaient de faire ce qu’ils peuvent nous présenter une sorte de nouvelle version des New Warriors, contraints ici de s’associer afin de venir à bout des menaces dressées sur leur route par le dieu de la Peur asgardien et la peur rampante et galopante qui saccage le monde. Un récit dont on peut largement se passer.

(JPEG) Cependant, Fear Itself : The Home Front n’est pas uniquement composé de récits médiocres et sans qualités particulières. En effet, au milieu de ce marasme, deux histoires parviennent à tirer leur épingle du château. Tout d’abord, les Agents d’Atlas sont les protagonistes d’un récit intitulé « L’âge des angoisses », paru dans les quatre premiers épisodes de la série et qui nous propose de retrouver avec plaisir l’équipe composée de Jimmy Woo, de Marvel Boy, de Vénus, de Gorilla Man, de M-11 et de Namora. Les agents d’Atlas mènent ici une enquête chronologiquement situées avant les principaux événements de Fear Itself et qui les conduisent sur les traces de cette mystérieuse société de Thulé, société secrète fondée par Crâne Rouge durant la Seconde Guerre Mondiale et qui est tout simplement le point de départ de l’événement Marvel dont on ne cesse de vous rabâcher les oreilles avec ! Peter Milligan et Elia Bonetti au dessin livrent donc une aventure des Agents d’Atlas très intéressante, bien réalisée et dont la qualité globale tranche agréablement avec le reste des récits annexes offerts par Fear Itself : The Home Front.

Enfin, l’autre réussite de cette mini-série est tout simplement le récit principal du titre, qui occupe l’intégralité des épisodes de The Home Front, une histoire signée Christos Gage au scénario et Mike Mayhew au dessin et qui est consacrée à Robbie Baldwin alias Speedball, autrefois principale victime et bouc-émissaire des événements de Stamford qui menèrent à Civil War et qui s’est aujourd’hui racheté et qui enseigne désormais au sein de l’Académie des Vengeurs de Hank Pym. Toujours hanté par son passé et son implication dans les événements de Stamford, Robbie Baldwin se trouve très régulièrement de manière totalement incognito à Stamford, travaillant pour l’association « La maison de Damien », une structure fondée par Miriam Sharpe qui a justement perdu son fils lors de l’attaque qui opposa les New Warriors à une bande de vilains en fuite parmi lesquels se trouvait Nitro, le véritable responsable et déclencheur de la guerre entre super-héros. Or, la couverture de Robbie Baldwin ne fait pas écran très longtemps et alors que le dieu de la Peur assiège la planète, Speedball va aussi devoir lutter contre une foule en colère, qui ne l’a toujours pas pardonné et une ultime fois il sera confronté à ses péchés passés par l’entremise de Miriam Sharpe. Mais la résistance s’organise, et en véritable héros qu’il est, Speedball, grâce à l’aide de Jocaste, sa collègue de l’Académie des Vengeurs, se rend sur tous les fronts possibles, affrontant aussi bien le Fléau devenu Kuurth, briseur de pierres que Nerkkod, briseurs d’océans et anciennement Attuma. Enfin, nouant une alliance contre nature avec Miriam Sharpe, les deux adversaires auront également fort à faire face aux Sœurs du Péché, entièrement dévouées à la cause de Crâne Rouge et de sa fille Sin, elles aussi émissaire du Serpent asgardien. Ce récit de qualité, faisant partie intégrante de Fear Itself est aussi et surtout l’occasion pour les auteurs et pour Marvel de boucler définitivement la boucle Civil War, cette histoire en constituant un parfait épilogue, cinq années éditoriales après la fin de la saga de Mark Millar et de Steve McNiven !(JPEG)

Ainsi, Fear Itself : The Home Front est un assemblage hétéroclite de récits formant au final un sacré maelstrom. Comme dans toute série anthologique de ce type, la qualité globale est, ne nous en cachons pas, extrêmement irrégulière et variable selon les équipes artistiques en place. De plus, la forte majorité des récits présentés au cours de ces sept épisodes sont globalement fades, sans passion, sans souffle épique, et surtout sans grand intérêt. Les différentes histoires proposées (à l’exception comme vous l’aurez compris de celles dédiées à Speedball ainsi qu’aux Agents d’Atlas) ne sont qu’un vaste remplissage, moyen comme un autre (j’oserais dire habituel !) pour Marvel de vendre toujours plus de papier et surtout d’épisodes de séries dont les couvertures arborent fièrement un large bandeau Fear Itself.

(JPEG) Bref, un titre à véritablement réserver aux complétistes de l’événement, ou bien aux fans les plus acharnés de l’univers Marvel et de ses tentaculaires ramifications.

Parution française dans :

-  Un moment avec J. Jonah Jameson (Fear Itself #02)
-  Un moment avec l’Homme Pourpre (Fear Itself #02)
-  Un moment avec le peuple de Paris (Fear Itself #03)
-  Un moment avec le peuple d’Atlantis (Fear Itself #03)
-  Un moment avec Mr. Fear (Fear Itself #06)
-  Un moment avec Dust (Fear Itself #06)
-  Un autre moment avec J. Jonah Jameson (Fear Itself #07)

-  Cardiac (Marvel Monster Edition : Fear Itself #01)
-  Blue Marvel (Fear Itself #06)
-  American Eagle (Fear Itself #06)
-  Les Vengeurs des Grands Lacs (Fear Itself #06)
-  Les citoyens de Broxton, Oklahoma (Fear Itself #07)

-  Les Elus (Fear Itself Hors Série #01)

-  Les Agents d’Atlas (Fear Itself #02 et #03)

-  Speedball (Marvel Monster Edition : Fear Itself #02)

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