Citizen Cold est le héros de Central City et malgré ses méthodes expéditives brutales parfois meurtrières, les foules l’adorent. Il cache pourtant un lourd secret : il est Leonard Snart, un ancien gangster et il n’est pas tout aussi blanc que les gens le croient car il n’hésite pas à tuer celui qui lui barre la route.
Après avoir enfin trucidé son père qui la battait, sa soeur Lisa est enfermée à la prison d’Iron Heights et les Lascars vont en profiter pour vaincre Cold. Wally West, caméraman de sa tante Iris, journaliste de son état, apprend le secret de Citizen mais il est aussitôt mis au frais par ce dernier. Son meilleur ami, Pied Piper, veut utiliser cette information et prévenir Iris, femme dont Cold est amoureux. Les Lascars s’évadent en prenant Lisa comme otage, Snart les retrouve mais il ne peut empêcher le meurtre de sa frangine. Il réussit quand même à neutraliser temporairement Piper. Tant bien que mal, il arrive chez Iris et s’évanouit. Elle découvre son identité et le laisse partir se venger des Lascars, qu’il tue les uns après les autres, à l’exception de Trixter qui était son informateur. Il rentre chez lui et est confronté à Iris et à Piper qui lui a appris le meurtre de Wally par ses soins. Le combat ne va pas à l’avantage de Piper qui est sauvé par Iris qui utilise une de ces armes contre Cold et le congèle.
Cette mini-série est écrite et dessinée par Scott Kolins et est l’une des seules à explorer l’univers de Flash sans Barry Allen. Cold a récupéré ses plus grands vilains (Mirror Master, Tarpit, Fallout, Weather Wizard et même un transfuge de Gotham en la personne de Mister Freeze) et l’entourage proche de Barry. Kolins connaît bien l’univers du bolide de DC pour en avoir illustré plusieurs épisodes en compagnie de Geoff Johns. Lui et le lecteur sont donc en terrain connu et ne sont pas trop perdus car il n’est pas nécessaire d’être un grand fan de Flash pour l’apprécier. Il est même amusant de voir des versions alternées très différentes de l’univers DC classique. Mirror Master est prisonnier de son monde-miroir et est très impressionnant. Wally West est peu exploité, son rôle se limitant à celui de la victime, dommage pour un ex-Flash.
Côté dessin, il faut apprécier le style de Kolins. Personnellement, je l’ai trouvé en meilleure forme artistique et scénaristique que sur les deux épisodes de Superman/Batman liés à Blackest Night bien que parfois, quelques cases ne soient pas achevées.
Inédit en VF.