mardi 12 juin 2012
L'avis de Kab
SuperPatriot : America’s Fighting Force #01-04 : Johnny Armstrong est SuperPatriote depuis des années. Depuis quelques temps, son corps est entièrement robotisé. Il a aussi appris il y a peu qu’il a des enfants qui ont suivi son exemple, un garçon du nom de Justice et une fille qui s’appelle Liberty. Si Justice est une sorte de grand garçon qui est très content de faire équipe avec son père, Liberty est plutôt d’un caractère indépendant.
Superpatriote a aussi repris depuis peu sa carrière de justicier avec ses aléas. Notre héros se sent un peu déphasé avec son époque et ce n’est pas en sauvant ses enfants de savants nazis ou en cherchant sa fille qui semble avoir disparu (alors qu’elle veut simplement prendre du bon temps avec son petit ami sans que personne ne le sache) que cela va l’aider à s’intégrer. Pourtant la présence de la jeune Claire Bono qui lui plait l’aide un peu mais là, c’est sa peur du manque de contrôle sur ses éléments cyborg qui le paralyse. Au bout d’un moment, il se laisse convaincre et malgré leur différence d’âge, ils se mettent à sortir ensemble.
Claire découvre alors le quotidien d’une petite amie de super-héros à coups d’appartement dévasté par des super vilains et de rendez-vous oubliés ou annulés pour cause de combats.
Robert Kirkman, le papa de Walking Dead et d’Invincible s’offre une petite virée dans l’univers d’Erik Larsen. Il met en scène le SuperPatriote, un personnage relativement secondaire de cet univers qui ressemble à Deathlock et dont les anciens lecteurs de Spider-Man époque Larsen avaient pu voir un aperçu (le soldat X qui apparaît dans Spider-Man #18 et 21).
Si Kirkman est une super star pour son travail sur les zombies, je dois dire que là il est assez en roue libre. Il reprend les mêmes ingrédient que sur Invincible mais sans pour autant les développer plus. Le rapport au passé, les difficultés d’adaptation, l’histoire d’amour... C’est sur qu’avec quatre, numéros c’était difficile mais il aurait pu tout de même faire mieux. Par contre, niveau action, on ne s’ennuie pas une seconde. Ca bouge bien même très bien. Le fil rouge avec un super vilain bien précis est agréable et sa résolution ressemble à ce que pourrait faire Larsen. Il y a aussi de l’humour et au final on a une lecture agréable mais assez vite oubliée.
Cory Walker, le dessinateur d’Invincible est lui aussi de la partie, mettant en avant osn style très spécifique. On aime ou pas. Moi, j’apprécie. Il est un peu plus raide que sur Invincible mais le niveau reste présent. Par contre, malgré de nombreux arrières-plans, je trouve que les planches sont vides.
Au final, une mini agréable mais assez vite oubliée peut-être même trop vite.
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