La dernière mission de la Doom Patrol vient d’échouer, laissant un membre mort et l’autre s’échapper. Niles Caulder, le Chef, fait alors appel au prêtre Rocky Davis, ex-membre des Challengers de l’Inconnu pour apporter un soutien psychologique à ses troupes. Le répit sera de courte durée car un scientifique fait appel à Caulder. Un trou noir prend possession des habitants d”une petite ville d’Allemagne, devient une conscience collective, étudie l’humanité et explore ce nouveau monde qui s’offre à lui. Ce faisant, chaque hôte qu’il abandonne meurt vaporisé et la Doom Patrol composée des trois survivants Robot Man, Negative Man et Elasti-Woman tente en vain de parlementer. Le salut viendra une fois de plus du Chef, qui force Mento, l’ex-mari d’Elasti-Woman à la posséder mentalement pour atteindre une taille gigantesque, ce qui cache la lumière du soleil, forçant le trou noir à se retirer dans un hôte unique.
La Doom Patrol sont les “freaks” de DC car leurs membres sont complètement déconnectés du reste des humains à cause de leur pouvoir. Le cerveau de Cliff Steele survit dans un corps de robot. Negative Man est radio-actif et l’hôte d’une énergie négative qui peut s’échapper de son corps pour soixante secondes. L’accident qui a rendu Rita Farr élastique et lui a permis de changer de taille a aussi fait d’elle une recluse. Le Chef, quant à lui, est un génie qui a mis de côté ses sentiments humains pour se dévouer corps et âme à la science. Il n’hésite pas à manipuler les membres de son équipe pour arriver à ses fins.
Keith Giffen, tout en prenant compte les Doom Patrol précédentes, de Grant Morrison à John Byrne, donne au quatuor d’origine composant cette équipe la chance de briller en fouillant leurs caractères torturés et en les plongeant dans une atmosphère de science-fiction bienvenue.
Le dessin est l’oeuvre de Matthew Clark et j’avoue avoir été surpris car des personnages aussi bizarres que la Doom Patrol sont décrits de façon très classique. On pourrait même dire qu’ils sont exagérément beaux pour des “freaks” (un homme coincé dans le corps d’un robot, une momie vivante et une femme géante). On les prendrait même en pitié tant ils souffrent et vivent difficilement. J’avoue avoir passé un bon moment en lisant les trois premiers épisodes de cette série car les personnages principaux y sont bien exploités, le dessin est bon et l’ambiance de science-fiction sied parfaitement à ce titre.