Nous sommes le , bienvenue ! Derniers dossiers en ligne : En travaux


Dernières chroniques V.F.
Dernières chroniques V.O.

lundi 9 janvier 2012
par Soyouz

Interview de Jean-Marc Lofficier - Hexagon Comics


Ce ne serait pas lui faire injure que dire de Jean-Marc Lofficier qu’il n’est pas le « partridge-man » de l’année. Avec sa femme Randy, il a passé une partie des années 90 à scénariser aux États-Unis, entre Marvel et DC, notamment aux côtés de Roy Thomas. En 2011, il décide de rééditer des super-héros à la française laissés à l’abandon depuis la mise en sommeil de Semic et en 2012, de leur inventer de nouvelles histoires.

(GIF)

Tout d’abord, bonjour Jean-Marc et merci d’avoir accepté de répondre à cette interview. Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de vous, pouvez-vous vous présenter un peu plus à nos lecteurs ?

(JPEG) J’ai surtout fait carrière aux USA. J’y étais allé en vacances et à Los Angeles, j’ai rencontré Randy qui est par la suite devenue ma femme. J’y suis donc retourné, travaillant cette fois pour le Crédit Lyonnais qui, à l’époque, avait des agences un peu partout. Au départ, on faisait des interviews et des articles pour L’écran fantastique, puis peu à peu, notre carrière d’écrivains prenant de l’ampleur, j’ai pu quitter la banque et travailler à plein temps sur nos projets. Comme vous pouvez le voir d’après notre CV (www.lofficier.com) ou sur notre page wiki, nous avons travaillé dans beaucoup de secteurs à la fois : scénaristes (films, comics, dessins animés), journalisme, traduction, édition, romans, etc... Pour ce qui est des comics, on a fait des scénarios, comme vous le notez, souvent en collaboration avec Roy Thomas, mais aussi Len Wein et Marv Wolfman, et parfois tout seuls, pour Marvel, DC et autres. En particulier Doctor Strange chez Marvel et Blue Beetle chez DC. On a aussi traduit beaucoup de BD françaises, dont l’œuvre de Moebius pour Marvel, et celles de Tardi, Druillet, Andreas et autres pour Dark Horse. En 2003, on a monté notre propre maison d’édition, Black Coat Press, et en 2005, quand on est revenu en France (suite à la réélection de GW Bush), on lui a adjoint une « collection » française, Rivière Blanche (www.riviereblanche.com) qui publie des romans de SF et fantastique dans une tradition « nostalgique » des années 60-70.

Pouvez-vous nous décrire ce qu’est l’univers Hexagon ?

Il s’agit de séries de BD qui avaient été réalisées par des auteurs, le plus souvent italiens mais avec quelques français quand même, pour les éditions Lug de Lyon, pour la plupart dans les années 60 et 70. Lug avait été créé après la guerre par Auguste Vistel et Marcel Navarro et publiait des magazines BD de petit format style Akim, Mustang, Rodeo, Kiwi, etc... Que l’on trouvait mensuellement ou trimestriellement dans les kiosques et les maisons de la presse. Puis, ils se sont mis à traduire des comics de Marvel avec Fantask d’abord, puis Strange sans pour autant abandonner leurs publications habituelles. L’ « Univers Hexagon » (le nom est de moi) est l’univers de personnages créés dans un certain nombre de ces séries jadis publiées par Lug.

Est-ce que les héros d’Hexagon Comics et les Strangers cohabitent dans le même univers ?

Absolument ! Il s’agit du même univers et les héros de Strangers (à l’exception de Futura qui est ma création) ont tous fait leurs premières apparition dans ces BD de petit format, que nous venons d’ailleurs de rééditer en quatre tomes.

(JPEG) Concrètement, à qui appartiennent ces personnages ?

Concrètement : aux auteurs. En effet, comme cela était le cas de partout dans la presse, les auteurs étaient à l’époque payés à la page. L’éditeur rédigeait un bon de commande qui était envoyé aux agents italiens des dessinateurs qui disait en substance : je commande 10 épisodes de Phénix de 20 pages chaque et je paie tant de francs par page à réception des planches, un point c’est tout. Les auteurs restaient naturellement propriétaires des droits de leurs œuvres et auraient même dû toucher des sous supplémentaires lors de rééditions ou traductions à l’étranger, ce qui n’était, hélas, pas toujours le cas. Bref, après l’arrêt des pockets en 2003 et les divers défauts de paiement de l’éditeur qui s’en sont suivis, un certain nombre d’auteurs et moi-même se sont regroupés en association dans l’intention de continuer à exploiter nos œuvres respectives ; grâce aux auteurs italiens, on a retrouvé la trace d’autres auteurs qui avaient été totalement oubliés ou négligés et notre association s’est ainsi enrichie au point d’inclure une trentaine d’artistes et près de 200 personnages. En tant que gérant, je suis responsable de la gestion de cet univers et nous reversons chaque années des royalties aux auteurs concernés (ou à leur famille car, hélas, certains nous ont quitté depuis).

Quelle est la différence entre les deux bimestriels prévues chez Wanga Comics disponibles en kiosque à partir de janvier 2012, les albums librairie (de 50 à 100 pages, en fonction des titres) chez ce même éditeur et les omnibus qui sortent depuis plusieurs mois chez Rivière Blanche ? A quoi correspond le contenu de chaque type de publication ?

Chez Riviere Blanche, je gère la collection Hexagon Comics qui réédite les histoires des années 60-70 en gros « trade paperbacks » noir & blanc de 500 à 600 pages, un peu comme la collection « Essentials » de Marvel. J’y mets de temps à autres un inédit mais dans l’ensemble c’est de la réédition des pockets de l’époque. Je fais ça tout seul, en utilisant la même filière d’impression que pour Rivière Blanche. En 2010, j’avais fait quelques albums cartonnés au format franco-belge mais c’était très coûteux et j’ai abandonné pour me fixer sur le format TPB qui fonctionne très bien.

Je me suis associé avec Wanga pour faire de la couleur car, là, je n’ai pas de filière de fabrication. Dans un premier temps, on a réédité la série Strangers, à savoir sept épisodes (dont un n’était paru qu’en noir & blanc dans Yuma) plus un huitième, inédit. Ensuite, on a lancé le magazine Hexagon Universe (cinq numéros en tout) pour poursuivre certaines rééditions, mais de BDs « modernes » réalisées pendant la même courte période 2000-03 qui avait vu naître Strangers. On a ainsi réédité Phénix, Dragut, Dick Demon, etc...

En 2012, on se lance dans l’inédit avec deux titres au format comics, chacun bimensuel : Strangers, qui poursuit la saga d’origine, et Strangers Universe, qui chaque fois, présentera d’autres personnages de l’Univers Hexagon, comme par exemple le Starlock d’avant les Strangers, Galaor, Jean Brume, Zembla, etc.

Pourquoi deux éditeurs différents, même s’ils travaillent en partenariat ?

Essentiellement pour des raisons de fabrication et de distribution. Je maîtrise bien les TPB en noir & blanc, mais pas les comics en couleur. De plus cela permet de partager les coûts.

Quel est votre projet éditorial à moyen terme ?

Au niveau des rééditions, j’en ai pour plusieurs années ! En 2012, on va rééditer la Brigade Temporelle (2 tomes), le Comte de Saint-Germain, Kit Kappa, Ozark, Dragut, les Rois des Profondeurs (2 tomes), et ensuite les super-héros ados sous le titre de Kidz (4 tomes). Quant aux comics, on a environ deux ans (2012 et 2013) d’histoires en cours de réalisation. J’ai dix numéros de Strangers écrits dont huit sont en cours de dessin ; et six numéros de Strangers Universe également en cours de réalisation. Après, on verra.

(JPEG) Pourquoi avoir choisi le format kiosque pour ces nouvelles histoires ?

Le format comics, vous voulez dire ? C’est une décision de Wanga, mais dans la mesure où ce que nous faisons est, en fin de compte, du comics, ce qui était déjà le cas des auteurs italiens des années 60 très influencés par la BD américaine, cela me semble approprié.

Pour ces nouveaux récits, est-ce une suite des histoires précédentes ou vous redémarrez à zéro ?

Pour Strangers, on continue, mais il n’y a pas tellement de bagage. Pour Strangers Universe, ce sont des histoires complètes qui peuvent être lues individuellement, sans aucune autre référence. En tout cas, ce n’est pas un « reboot ».

De quoi faire plaisir aux anciens, comme aux nouveaux lecteurs donc.
Pour quelle(s) raison(s) avez-vous un dessinateur différent à chaque épisode de Strangers II ?

Pour des raisons de logistique. On ne paye des sommes dérisoires, qui font qu’on ne peut pas attendre le degré d’exclusivité que Marvel ou DC sont en droit d’espérer. En confiant différents numéros à différents dessinateurs, cela permet de rendre la charge de travail plus facilement gérable pour ces derniers.

Sur quelle(s) base(s) avez-vous choisi ces dessinateurs ?

J’ai recontacté plusieurs dessinateurs de l’époque 2000-2003 avec lesquels j’avais eu d’excellents rapports : Alfredo Macall, Juan Roncagliolo, Jean-Marc Arden, Mariano De La Torre, Manuel Peniche, etc. La plupart étaient enchantés de retravailler avec nous. Pierre Minne, lui, était déjà dans l’orbite Wanga avec Le Patrouilleur et était ravi de s’investir sur les Strangers. C’est lui qui a réalisé, brillamment, l’épisode inédit du TPB, et il doit faire plusieurs numéros de la nouvelle série - il a fini le #2 et est présentement sur le #4.

Comment se répartissent les rôles entre Anthony Dugenest et vous ?

Je suis responsable des scénarios et du travail avec les dessinateurs ; on gère la couleur ensemble ; Anthony est responsable de la direction artistique, du lettrage, de la fabrication et bien sûr, de la distribution. On travaille très bien ensemble. Il a lui même beaucoup de talent en tant que coloriste et directeur artistique ; il est très professionnel dans ses habitudes de travail et de plus très sympathique.

Comment travaille-t-on et coordonne-t-on trois dessinateurs différents (Pierre Minne, Alfredo Macall et Mariano De La Torre), de cultures différentes de surcroit ?

J’ai l’habitude ; ce n’était pas si différent que ça aux USA, vous savez. Là bas, tout le monde est de cultures différentes. J’écris facilement en anglais et français, et je me débrouille en espagnol, donc on arrive toujours à s’entendre. De plus je travaille à la méthode Marvel : je fournis un « plot » (une intrigue) assez flexible pour ce qui est du découpage ; si d’aventure le dessinateur me livre quelque chose d’un peu différent, je sais adapter mon script en fonction.

Enfin, dans le cas de Strangers, les huit premiers numéros suivent à chaque fois des groupes de personnages différents, donc l’histoire progresse linéairement, mais pas d’un numéro sur l’autre. Il y a une certaine alternance et chaque numéro est finalement assez indépendant des autres. Le dessinateur du #4 n’a donc pas trop à se préoccuper du #3, par exemple.

Puisque vous parlez de la méthode Marvel, qu’avez-vous appris de votre expérience aux États-Unis et notamment de vos travaux en collaboration avec Roy Thomas, et que vous réutilisez dorénavant dans les comic-books que vous scénarisez ?

J’ai en effet été formé à écrire des comics par Roy Thomas surtout. J’ai aussi bénéficié des conseils de Gerry Conway mais qui procédait de la même école et à un moindre degré de Julie Schwartz qui, lui, par contre, demandait un script détaillé, mais en fin de compte faisait retravailler celui-ci en fonction des dessins, chose que je continue à faire quand un dessinateur exige un script à l’avance. Roy tenait bien sûr sa méthode de travail de Stan Lee. Personnellement, je préfère cette méthode qui pour le non-initié consiste à raconter l’histoire de façon détaillée, mais sans imposer un découpage précis au dessinateur, ce qui laisse à ce dernier une plus grande liberté d’action au niveau de la narration graphique et de la mise en scène sur le papier des scènes d’action ; j’écris les dialogues en fonction des dessins plutôt qu’avant, ce qui permet d’être à la fois plus économe (c’est à dire ne pas répéter verbalement des informations ce que le dessinateur a déjà dessinée) et de maximiser l’impact des ballons sur la page.

Prenons un exemple : la page 3 du numéro 1 du nouveau Strangers. Le "plot" que j’ai envoyé au dessinateur (Alfredo Macall) découpait l’action en cinq "mouvements" (cinq ou six étant standard pour une page ordinaire) :
PHENIX then punches MOHOR in the stomach, forcing him back. / MOHOR swats/slaps PHENIX with a powerful blow of his hand, sending her flying. / PHENIX, kneeling on the ground, grabs a small gun from her utility belt. / PHENIX shots an explosive boomerang at MOHOR who is grabbing a lamppost with his hand. / MOHOR uses the lamppost as a baseball bat to swat Phenix’s boomerang away.

(NdI : libre traduction de l’intervieweur, pas vraiment aguerri à ce genre d’exercice :
PHENIX donne alors un coup de poing à MOHOR dans l’estomac, le forçant à reculer. / MOHOR frappe/claque PHENIX avec un puissant coup de poing, l’envoyant valdinguer. / PHENIX, à genoux, attrape un petit pistolet à sa ceinture de combat. / PHENIX tire un boomerang explosif sur MOHOR qui attrape au même moment de la main un réverbère. / MOHOR utilise le réverbère comme batte de base-ball pour renvoyer le boomerang de Phénix.)


JPEG - 234.2 ko
Cliquez sur l’image


JPEG - 889.7 ko
Cliquez sur l’image

Voyez le résultat : d’abord, je n’aurais jamais, moi, imaginé un découpage aussi dynamique. Ma description de ce combat aurait été bien plus plate et nettement moins originale. Alfredo a insufflé une énergie que seul un excellent dessinateur peut donner à ce genre de situation. Je suis ensuite revenu sur la scène et cela m’a inspiré à écrire des textes positionnés à des endroits stratégiques de la page pour guider l’œil le long de celles-ci ; des textes que je n’aurais certainement pas imaginés qui j’avais du les composer avant de voir les dessins d’Alfredo.

Sort également prochainement un recueil de nouvelles inédites sur cet univers, Dimension Super-Héros. Pourquoi sous forme de nouvelles et pas des bande dessinée ?

Cela vient de sortir ce mois-ci. Cela se fait pas mal aux USA, tant avec les héros de Marvel que de DC. Cela revient moins cher que de faire des BD, permet une plus grande liberté (les auteurs sont moins prisonniers de la continuité ou de la chronologie des histoires en cours) et cela permet d’avoir accès à une plus grande variété de talents. J’ai été surpris de la qualité des textes retenus. On en refera d’autres ! Et Romain d’Huissier prépare un roman inédit pour 2013 qui mettra en scène les super-héros du groupe Hexagon qui est un peu notre équivalent des Avengers de Marvel.

Quelles sont les différences entre les Strangers et le groupe d’Hexagon ?

Les Strangers n’ont pas d’équivalents chez Marvel ou DC ; ce ne sont ni les X-Men, ni la Justice League, ni la Doom Patrol, etc... C’est un non-groupe d’extra-terrestres qui se trouvent pour des raisons diverses, rassemblés sur Terre et font (plus ou moins) cause commune. Leur origine est due à une étrange fixation de Marcel Navarro, le patron des Éditions Lug, qui devait aimer le thème, car plusieurs de ses séries étaient bâties sur ce modèle. Nous n’avons fait que les rassembler.

Le groupe Hexagon est un groupe traditionnel à la Justice League ou Avengers. C’est ma création, basée sur l’idée de regrouper plusieurs "seconds couteaux" de Lug dans un groupe, comme cela avait été le cas avec la Justice Society qui, à ses débuts, regroupait les héros moins populaires de DC. On l’a vu affronter les Strangers dans le n°4 de la première série où il fit sa première apparition. On vient juste de réimprimer trois tomes rassemblant toutes les aventures originales de ces personnages avec trois histoires rétroactives (dont l’origine du groupe) et totalement inédites.

(JPEG) Les histoires de ces nouvelles rentrent-elles dans la continuité des personnages ou peuvent-elles se lire indépendamment, sans connaître l’historique et sans suivre ces séries ?

Elles sont totalement indépendantes et peuvent être lues sans vraiment connaître les personnages ; par prudence, on a rédigé une petite intro pour chaque nouvelle qui explique qui est le héros, quelles sont ses origines, etc... Et on a mis un extrait de case d’une BD pour fournir une représentation visuelle.

Que pensez-vous du marché actuel du comic-book en France ? Il est notamment dit que le marché du kiosque est de plus en plus difficile.

J’avoue que je connais très mal le marché du comic en France ; de toute façon, Wanga, comme Rivière Blanche, n’est pas dans la grande distribution. On vend moins, mais financièrement, c’est plus sûr.

Prévoyez-vous de rendre disponible vos titres en format numérique ?

Je ne sais pas encore. Les livres de Black Coat Press sont disponibles en numérique aux US et les chiffres sont minuscules. Cela ne m’encourage pas beaucoup.

Quels sont vos comic-books du moment, les titres que vous pouvez conseiller à nos lecteurs, hormis ceux d’Hexagon Comics ?

Depuis que je vis dans un petit coin perdu de la campagne en France, j’ai un peu perdu pied avec les comics américains. Mes achats se bornent surtout à compléter mes collections de rééditions (Essentials ou Showcase), plutôt que des nouveautés.

Enfin, les questions traditionnelles sur France-Comics :
- Quelle question auriez-vous aimé que je vous pose ?

Qu’est-ce que fait Randy dans tout ça ?

- Quelle question auriez-vous aimé que je ne vous pose pas ?

Vous préférez Marvel ou DC ?

- Et quelles auraient été les réponses ?

Randy n’a pas grandi, comme moi, avec les héros des éditions Lug, comme Wampus, Zembla ou Homicron... Quand on travaillait ensemble sur des comics américains, c’était sur des personnages qu’elle connaissait (ses héros favoris étaient les Metal Men, qu’hélas nous n’avons jamais eu l’opportunité de scénariser) mais pour l’Univers Hexagon, sa contribution est minime...
Par contre, nous travaillons ensemble beaucoup sur les « retours » de vieux héros de la littérature populaire française tels le Nyctalope, le Docteur Oméga, Doc Ardan et autres, où là, sa contribution est énorme et indispensable. Nous avons co-écrit deux romans, Edgar Allan Poe on Mars (pas encore traduit en français, mais ça viendra) et Crépuscule Vaudou (publié chez La Baleine) qui procèdent de la même inspiration que tous les comics précités et valent la peine d’être découverts voir aussi notre recueil Pacifica (Rivière Blanche) qui contient des nouvelles avec des super-héros.

Quand à Marvel ou DC : vous me demandez de choisir entre le Joker ou Lex Luthor.

(JPEG)

Eh bien, vous n’allez pas vous ennuyer d’ici les prochaines années.
Encore merci Jean-Marc d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. J’espère avoir l’occasion de vous rencontrer sur Angoulême sur le stand de Wanga Comics et mes amitiés à Randy.

Envie de discuter à propos de cet article ?
Créez un topic sur notre forum : http://france-comics.dynamicforum.net/

Une erreur ? Un oubli de notre part ?
Pas de soucis : envoyez-nous un mail pour que nous corrigions francecomics@gmail.com

Cet article a été lu par 3239 visiteurs

France-Comics est un site animé par des rédacteurs bénévoles. Vous pouvez prendre contact avec nous via notre forum : http://france-comics.dynamicforum.net/