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jeudi 1er décembre 2011
par Kab

Edito 2011-12 : Transmetropolitan, une année dans la Ville.


Bon ben voilà c’est fini, on va pas lâcher une petite larmouille. Si ? Ben en fait si.
C’est avec un petit pincement au cœur que j’écris cet édito. A l’heure où je tape sur mon clavier, il est bien tard ou tôt le matin et il ne reste plus que neuf chroniques de Transmetropolitan à faire.
Cela fait déjà quelques années que je travaille pour France-Comics pour mon plus grand bonheur et pour le plus grand malheur de mes détracteurs, car je suis sûr qu’il y en a, ne mentez pas je le sais, et sans me vanter, j’estime avoir a peu près fait tous les types d’articles. Puis j’ai eu cette idée brillante au demeurant qui s’est avérée au final stupide, de chroniquer cette série en mode hebdomadaire. Je voulais faire un gros truc sur Transmet car ça m’a transformé en tant que lecteur et en tant que fan de comics et au final, également en tant que rédacteur.
J’avais dix-neuf ans, toute la vie devant moi, j’étais un jeune con et j’étais surtout fan de comics. Pendant l’été, j’avais lu un magazine qui parlait des Invisibles de Grant Morrison et de leur parution aux éditions Le Téméraire. En rentrant, ni une ni deux, je pars dans ce grand temple/hyper-marché de la culture que je ne nommerai pas. Je trouve avec difficulté un seul des deux tomes des Invisibles. A l’époque, les boutiques en ligne et internet n’était pas si développés et il fallait donc commander à l’ancienne (oui je sais les plus jeunes ne savent pas ce que c’est et je me disperse). Frustré et passablement énervé, je regarde le rayon et je tombe sur Transmetropolitan. Intrigué, je feuillette et ce que je vois me plais tout de suite, un mec tatoué, anarchiste qui fout le bronx. Ni une ni deux, je prends le tome avec celui des Invisibles. Je rentre chez moi et ce fut pour moi la découverte d’un nouveau monde, la BD sans super-héros pour adulte, celui de Vertigo.
J’ai longtemps été en deuil car les idiots de lecteurs que nous sommes n’ont pas suivi et donc permis d’avoir la suite de ces séries. Mon anglais, étant alors assez mauvais, ne me permettait pas de les lire en VO. J’ai donc attendu, résigné puis Panini décida de publier la série dans son intégralité. Ni une ni deux, je me rue dessus, surtout que depuis, on avait eu le droit à pas mal de séries de Warren Ellis et je connaissais un peu mieux le scénariste. Je crois que pendant la diffusion de la série, je me suis relu l’ensemble dès que j’avais un nouveau volume. J’ai dû lire la saga déjà plus de dix fois, c’est vous dire si je suis devenu fan car ce que je n’avais pas compris au début du haut des mes dix-neuf piges, c’est le côté revendicateur social et politique. Le plus amusant fut la sortie des épisodes sur la campagne électorale entre la Bête et le Sourire qui sont sortis en même temps que celle pour l’élection de notre président. Croyez-moi, lire du Spider en même temps a permis d’animer certains débats politiques avec les collègues ou la famille.
J’ai voulu donc faire la série à chaque tome, tout en me disant que ça ne rendrait jamais justice au travail énorme du duo Ellis/Robertson. Je me suis donc mis en tête d’écrire ça comme si j’étais moi-même Spider Jerusalem et d’être le plus exhaustif possible dans mon analyse.

J’ai commencé il y a presque un an. En janvier 2011, je me retrouve avec du temps libre et je me mets à écrire. Je décide à ce moment-là de la publication et je ne veux pas publier tant que je n’ai pas un stock d’avance confortable car je peux être pire que Douglas Adams au niveau des retards. Du coup, la publication commença le 1er avril pour fêter les dix ans de France-Comics. Ce que je n’avais pas prévu, c’est le côté vampirique de cette série. Je voulais me mettre dans la tête de Spider mais ne pas faire un vulgaire plagiat, utiliser son franc-parler et sa manière d’écrire tout en faisant un truc un peu différent. Je voulais être percutant sans pour autant aller trop vite.
Très vite, ce fut difficile. Le retour à une activité professionnelle ne m’a pas aidé non plus. Depuis plusieurs mois maintenant, je suis en flux tendu, une chronique par semaine. Je suis épuisé par ce rythme imposé et pourtant ce n’est qu’une chronique par semaine, mais je tiendrai jusqu’au bout. Il est hors de question d’avoir du retard. Cela aura été une drôle d’aventure. Certaines fois, je n’ai quasiment pas pu écrire. Des fois, j’étais survolté et j’en ai écris plusieurs d’affilée. J’ai repris quelques insultes à mon propre compte, j’ai milité pour le faire lire, je hurle sur les gens dans les transports en commun les traitant de bouse de moutons, faisant comme des bovins le même chemin tous les jours vers l’abattoir qu’est le travail (vous noterez comment je m’exclue subrepticement de cette association alors que j’en fais partie intégrante et totale), je me bats avec mon chef en refusant en bloc toute modification de mon travail, (pas d’avis D pour moi non merci)... Bref Spider, s’est emparé de mon corps, mais c’est avec bonheur que je le laisse faire et je suis déjà triste de le voir partir après neuf mois (mon dieu tant de temps que ça) dans les colonnes de France-Comics.

Transmetropolitan est une série unique à lire, mais aussi à chroniquer et pour cela je voulais remercier Warren Ellis et Darick Robertson pour l’avoir créée, Chris pour m’avoir corrigé si rapidement (il a souffert, croyez moi !) et la rédaction de France-Comics pour m’avoir laissé publier mes chroniques comme je le voulais et m’offrir en plus le site en entier pour cette fin d’année.

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