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lundi 26 septembre 2011
par Soyouz

Cowboys & Envahisseurs


Les licences de comic-books Marvel ou DC n’étant plus guère disponibles, les studios vont chercher les idées et concepts chez les petits éditeurs et notamment chez Platinium, publié par Image, avec Cowboys & Aliens.

(JPEG) Arizona, 1873. Un homme se réveille dans le désert, sans mémoire, avec un étrange bracelet dont il ne peut se débarrasser. Il se retrouve dans la petite ville d’Absolution où il est reconnu par certains habitants comme le hors-la-loi Jack Lonergan. Le shérif l’emprisonna rapidement en compagnie du fils du plus grand propriétaire terrien du coin, mais il n’eut pas le temps de démarrer le fourgon pénitentiaire : des engins volants enlèvent soudainement des habitants ...

N’ayant pas lu le comic-book, il n’y aura donc pas de comparatif avec le matériel originel. La bande-annonce était suffisamment aguichante et surtout, pour une fois, n’a pas montré tellement plus que le résumé ci-dessus. Assez curieux, donc, de savoir ce que pouvait donner cet étrange mélange, j’avoue avoir été agréablement surpris d’avoir vu en fait deux films. Car si les scénaristes ont dû évidemment habilement s’appuyer sur la bande dessinée, John Favreau a réussi à faire et à s’entremêler western et science-fiction, en conservant les caractéristiques et surtout les ambiances propres aux deux genres. Au point même qu’avant leur première apparition, on oublie totalement la deuxième partie du titre. Et les passages de l’un à l’autre, que ce soit au milieu du désert ou dans une salle remplie de machines et de lumières artificielles, en sont d’autant plus surprenants tant on s’imprègne de l’atmosphère qui en ressort.

Certains ont dû trouver l’idée de cette histoire assez saugrenue (quoique les habitués du 9ème art sont plutôt habitués à ces mixtures), mais en même temps, pourquoi les Extraterrestres, systématiquement plus évolués que les Terriens, auraient dû attendre que l’on ait des avions et l’arme nucléaire pour venir nous envahir ? Surtout qu’ici, cela s’y prête plutôt bien puisque cela revisite en quelque sorte la ruée vers l’or. D’ailleurs, la métaphore avec les westerns de la partie SF ne s’arrête pas là, puisque les cow-boys semblent considérés comme le bétail qu’ils attrapent avec leur lasso.
Après, c’est un film grand public, le but premier est de divertir (et de faire un maximum de pépètes) et la parabole en reste là. On aura droit quand même à l’habituelle fin américaine, avec les beaux messages d’humanité et de fraternité, que je suppose assez éloignés des canons de l’époque (en même temps, j’étais pas né pour le vérifier, et les films de John Wayne ont dû me polluer), surtout quand cela concerne les cow-boys et les indiens (les méchants étant cette fois-ci les vilains voleurs d’or galactiques).

(JPEG)

Néanmoins, le cinéma nous a montré qu’on pouvait faire de ces sujets de vraies séries Z assez navrantes, et l’expérimenté Favreau (dois-je rappeler que la réussite d’Iron Man, c’est en partie grâce à lui ?!) s’en sort avec une mise en scène efficace et impeccable (pour réussir de telles ambiances, il n’en fallait pas moins), des effets spéciaux propres, réussis (les Envahisseurs ressemblent à la fois aux Aliens et aux Predators) et en quantité suffisante (et sans avoir besoin de faire appel à la 3D, ce qui aurait été un peu étrange pour un western), un rythme fractionné adéquat. Vous ne verrez pas les deux heures passer !

Le film bénéficie également d’un bon casting. Même si on connaît le jeu et les grimaces d’Harrison Ford qu’on a l’impression qu’il en fait trop, surtout à côté d’un Daniel Craig peu expressif. Néanmoins, tout cela fonctionne bien, avec des personnages secondaires tout aussi importants, d’Ella jouée par Olivia Wilde (qui nous montre bien autre chose que la Numéro 13 de Dr House) à Sam Rockwell en docteur malhabile avec les armes.

Un petit point sur la version française du titre. Ils auraient très bien pu garder le mot Alien, dorénavant connu du commun des anglophobes, mais il pourrait y avoir tout de même une confusion avec l’Alien bien connu, le fameux neuvième passager, surtout avec un emprunt de certaines de ses caractéristiques physiques. Et avec un passif concernant la vieille série ayant pour protagoniste David Vincent (ça ne nous rajeunit pas) et avec ce scénario, la traduction/adaptation n’est finalement pas une si mauvaise idée. Surtout que sur ce sujet, on a vu quelques horreurs ces dernières années.

(JPEG)

Estampillé blockbuster de l’été à juste titre, voilà un film divertissant, très agréable à regarder sans les lunettes 3D, plaisant, mais peut être aussi familiale que le voudraient les producteurs. Quand à savoir si c’est une bonne adaptation, on verra cela à la lecture du comic-book !

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