Parmi tous les personnages Marvel, il en est un plus farfelu, plus fou, plus malade que tous les autres, c’est le seul et unique Deadpool ! A chaque nouvel épisode, à chaque nouvel arc, le mercenaire à la langue bien pendue, ou à la grande gueule, c’est selon, se découvre une nouvelle lubie. Dans les épisodes #13 et #14, il se découvrait une vocation de pirate, mais cette dernière a fait long feu et le voilà qui s’ennuie à nouveau, qui cherche un sens à sa vie, mais qui rêve de quelque chose de plus grand : et s’il devenait un X-Man ?
Direction San Francisco donc, juste après les événements du crossover « Utopia » au cours duquel les mutants se sont installés sur l’ancien astéroïde M de Magnéto, au large de la ville emblème des minorités. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Aussi, Deadpool se rend-il de son propre chef sur Utopia et demande à Cyclope, le leader actuel des mutants de faire partie des X-Men. Bien sûr, cela aurait été trop beau et le bon Wade Wilson essuie un poli mais franc refus. Cependant notre homme n’a pas dit son dernier mot et lorsqu’il a une idée en tête, difficile de le faire abandonner. Et malgré les interventions de certaines vieilles connaissances telles Domino ou l’ami Wolverine, les événements vont aller de mal en pis. Norman Osborn est à ce moment-là encore à la tête du Hammer et de la sécurité du territoire américain. Il ne peut digérer l’affront de Scott Summers après les événements du crossover « Utopia » et se sert du père de Cessily Kincaid alias Mercury pour faire pression sur les mutants. Le père de la jeune mutante accuse en effet les mutants d’avoir enlevé sa fille et de la retenir prisonnière sur l’île d’Utopia, ce qui bien évidemment est totalement faux. Alors, lorsque Deadpool s’en mêle et que selon lui le seul moyen de régler définitivement cette affaire est tout simplement de supprimer le père de Mercury, difficile de lui faire changer d’avis.
Deadpool oblige, le mercenaire va transformer San Francisco en zone de guerre et son esprit de grand malade va le faire disjoncter comme jamais, le type étant l’un des personnages les plus barrés de l’univers Marvel. Quant à savoir si Wade Wilson va intégrer ou non l’équipe des X-Men, il faudra lire ces quatre épisodes pour connaître la réponse.
Daniel Way reste fidèle à la série et ne déçoit pas. Il sait écrire le personnage comme personne. Les répliques fusent et on ne s’ennuie pas un seul moment. La série est toujours aussi fun et décalée et Paco Medina prouve une nouvelle fois qu’il est né pour dessiner Deadpool.
Evidemment, si vous êtes allergique au personnage, passez votre chemin. Les inconditionnels de Deadpool quant à eux devraient largement y trouver leur compte !
Parution française dans Deadpool #02 et #03.