Dick Grayson, le nouveau Batman et Damian qui porte désormais le costume de Robin découvrent avec effroi la profanation de la tombe des Wayne. Le crâne de Bruce a été volé, Green Lantern et Flash ont été attaqués peu de temps auparavant par d’anciennes connaissances revenues à la vie et très rapidement les nouveaux héritiers de Bruce Wayne se retrouvent eux aussi confrontés à cadavres d’anciens amis ou ennemis revenus à la vie, parmi lesquels on peut notamment citer les Jumeaux Trigger, Tony Zucco, Arnold Wesker, le ventriloque de la poupée Scarface, Captain Boomerang ou encore Blackfire.
Lorsqu’il s’agit de morts et de vivants, il est un personnage qui évolue régulièrement aux côtés de Batman depuis les années 1960 et qui ne pouvait manquer la petite fête organisée par tous ces Black Lantern. Il s’agit de Boston Brand alias Deadman, mort et pourtant toujours en vie qui lutte lui aussi pour résister à l’attrait de l’anneau noir. Deadman, Red robin (Tim Drake) mais aussi Barbara Gordon (Oracle) et son père le commissaire James Gordon sont tous pris à parti par les Black Lantern ressuscités qui pour des raisons souvent différentes cherchent à se venger de leurs anciens adversaires.
Mais la prophétie de la Nuit Noire corrompt même les cœurs les plus purs et nos héros vont également rencontrer au cours de cette longue nuit des amis et parents décédés. Comment les compagnons de Bruce Wayne, Tim Drake et Dick Grayson vont-ils réagir en retrouvant leurs parents disparus, ramenés à la vie et plus en forme que jamais ? Le combat à mener est éprouvant à la fois physiquement et moralement et lorsqu’il s’agit de menaces surnaturelles, si Deadman n’est jamais bien loin, c’est sans compter sur une autre vieille connaissance, Jason Blood, le démon Etrigan dont le rôle au cours de l’affrontement pourrait bien s’avérer décisif. Mais Gotham City n’est qu’un des lieux assiégés par les Black Lantern et une bataille remportée n’est pas synonyme de victoire finale.
Ces trois épisodes tie-in à l’événement Blackest Night apportent donc un éclairage supplémentaire aux tribulations des héros de Gotham. Le scénariste Peter Tomasi, auteur également de la série régulière Green Lantern Corps sait de quoi il parle lorsqu’il est question d’anneaux et de lanternes de couleur. On le découvre également très à l’aise dans l’environnement batmanien, certaines scènes de retrouvailles étant attendues depuis longtemps. Le dessin est quant à lui signé Ardian Syaf, passé par l’école de Joe Kubert et dont le trait rappelle immanquablement certains travaux d’Andy ou d’Adam Kubert. Syaf est très agréable à l’œil, il sait imprégner du dynamisme dans ses planches et se pose à mon sens comme l’une des futures valeurs sûres de DC.
Une mini-série de qualité donc, qui permet une nouvelle fois de prolonger avec efficacité le très bon Blackest Night.
Parution française dans DC Heroes #02.