L’âge avançant, je me suis posé cette question métaphysique : quel est le personnage coupable de ma passion sans bornes pour les comics ?
Je vais tout de suite éliminer les suspects les plus probables : ce ne sont ni Spider-Man ni les Fantastic Four ni Superman. Je les blanchis tous de ce crime car j’ai vu les dessins animés du Tisseur et du quatuor le plus connu de l’univers Marvel à la fin des années 1970 ou au début des années 1980, bien après avoir aperçu mon coupable. J’ai cependant le générique de Spider-Man et je peux en chantonner les premières notes, idem pour la musique de Superman quand il accomplit ses exploits dans le film comme le sauvetage de Lois et de l’hélicoptère.
Il faut en effet remonter le temps bien plus loin. Le film qui m’a fait adorer la science-fiction est bien sûr Star Wars. Mon père m’avait même acheté mon premier Titans, le #45 avec Luke Skywalker et R2D2 en couverture. J’avoue toujours avoir gardé de la sympathie pour le jedi et même avec le temps et la dernière trilogie que j’ai trouvée décevante, j’adore toujours autant le monde, les héros créés par Lucas et Skywalker en particulier. Il n’est cependant pas « mon » coupable.
Je ne peux garder le secret plus longtemps, le fautif est Stevo Stin, l’homme qui valait trois milliards. J’ai été assez surpris quand j’ai appris à l’âge de sept ou huit ans que « Stevo » n’était pas un prénom... Je l’ai cependant toujours appelé comme ça car je trouve ça super-cool ! C’est vrai que pour avoir lu les comics le mettant en scène en français, j’ai été assez déçu par le résultat car je ne trouvais pas la magie qui me faisait adorer cette série-télé à l’époque.
Pourquoi cet édito ? Pour rien, simplement parce que ce bon vieux « Stevo » le mérite bien et le fait qu’il revienne faire un petit tour dans les pages des comics grâce à l’éditeur US Dynamite d’ici quelque mois me remplit de joie. Vu que j’avais trois bonnes millions de raisons de le faire, autant ne pas s’en priver !