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vendredi 1er août 2003
par Stefff56

Titans #213-#215


En cette période estivale, il est bon de se replonger dans nos vieux cartons de comics, histoire de se rappeler le bon vieux temps de Strange et Co. Mais surtout, lorsqu’on relit ces vieilles aventures, on se rend compte qu’on y trouve les débuts des stars actuelles. Illustration par l’exemple avec ces 3 numéros de Titans, d’octobre à décembre 1996.

A l’époque Titans proposait à ses lecteurs 4 séries : Excalibur, série publiée depuis longtemps dans la revue, version anglaise des X-Men ; et puis 3 séries plus récentes : Clandestine, Force Works, et X-Man. L’ensemble était plutôt hétéroclite, car si X-Man et Excalibur tournaient autour de l’univers mutant de Marvel (et à la limite, Clandestine - rappelons qu’un album Marvel 100 %, crossover avec les X-Men, fut publié il y a quelques années par Panini), Force Works se rapprochait plus de l’univers des Vengeurs. Et en zieutant les publicités pour annoncer les différentes étapes de la Saga du Clone de Spider-Man, on se dit que les lecteurs (dont je faisais partie) avaient bien du courage à l’époque !

(JPEG) X-Man débutait ses premières aventures dans Titans 213. Aux commandes de l’histoire, Jeph Loeb, qui fera parler de lui après avec ses Batman, ses DD : Yellow, Spider-Man : Blue, et son SmallVille. Le jeune Nathan Nate revenait donc du futur sur notre bonne vieille Terre, en Suisse plus précisément. Il y croisait la route de Madelyne Prior, et l’arrivée dans Titans 215 de la Reine Noire du Club des Damnés laissait supposer beaucoup de bonnes choses. Les dessins étaient assurés par Steve Skroce, dont j’appréciais vraiment le style très particulier, mélange de manga, de bd européenne et de comics. Un artiste qu’on a un peu perdu de vue depuis qu’il bosse sur Matrix (Skroce a sorti un comic sur l’univers des frères Wackowsky). Ici, son sens du cadrage, ses personnages feminins sexy (sans exagération - ah la Reine Noire, Madelyne et ses grands yeux !) et ses poses dynamiques font des merveilles malgré une abondance de traits qui nuisent à la compréhension. Et devinez qui vient faire un petit fill-in dans Titans 215 ? Phil Hester, le même qui ramènera Green Arrow sur le devant de la scène quelques années plus tard avec Kevin Smith ! A noter que Le Confiseur (ennemi de X-Man) se voyait attribuer le nom de Sugar-Man ! Il y avait sur ce X-Man deux artistes qui connurent des destins divers, et ces numéros m’ont donné envie de revoir Steve Skroce sur un titre mainstream. Mes souhaits seront-ils exaucés un jour ?

(JPEG) L’on reste dans l’univers mutant avec Excalibur. Et ben ça faisait belle lurette que les créateurs d’origine (Chris Claremont et Alan Davis) étaient partis voir ailleurs, et l’on découvre la période... Warren Ellis ! Et son empreinte se fait sentir immédiatement : complots gouvernementaux, enlèvements extra-terrestres, anti-héros au bon cœur (Pete Wisdom), et ... pub irlandais où nos héros se saoulent ! Tout un programme et surtout une envie affichée de se jouer des poncifs du super-héros américain. Et s’il ne s’y passe pas grand chose, on s’y amuse bien. Une brouette de dessinateurs viennent illustrer les intrigues d’Ellis parmi lesquels on compte notamment Carlos Pacheco (en fill-in, bien avant Vice et Vertue), Mike Wieringo dans ses débuts (par la suite, le sieur pondra Tellos avec Todd DeZago et reprend en ce moment les 4 Fantastiques dans Marvel Elite) aux côtés de David Williams. Une absence d’unité graphique qui nuit pas mal au titre, malgré la sympathie qu’on peut lui porter.

Dans Clandestine, Alan Davis faisait preuve de son incroyable talent aux dessins. Mais ça, on le savait déjà. Clandestine restera malheureusement une série mineure et sans réel intérêt dans la continuité Marvel hormis le plaisir des yeux. Dommage.

(JPEG) Enfin, Force Works clôt le bal, avec difficulté. Aux dessins, l’on retrouve ... Jim Cheung ! L’actuel et brillant dessinateur de Scion y faisait certainement ses premières armes, car ses dessins étaient à l’époque médiocres bien que l’on puisse déjà y percevoir son style. Ce qui marque dans cette série, c’est l’histoire vraiment pas bien passionante qui annonçait pourtant la trahison de Tony Stark, entraînant le héros dans des démélés scénaristiques rocambolesques avant que la saga Heroes Reborn remette de l’ordre là-dedans.

Mais surtout, surtout, ce qui marqua les lecteurs de l’époque fut la dernière page de Titans #215, où l’équipe Semic de l’époque annonçait ...
« Marvel, c’est fini... »
... dans une présentation sur fond étoilé digne des prégénériques de la saga Star Wars ! Le drame pour tous les lecteurs de VF de l’époque !

En quelques lignes, Semic annonçaient qu’ils n’avaient plus les droits, et que la publication des aventures Marvel était terminée pour eux. Si l’on sait que Panini récupéra la licence, il n’en reste pas moins qu’on imagine le sentiment des lecteurs de longue date en lisant ces lignes. Semic annonçaient qu’ils poursuivaient avec les mangas (hum...), « Magic » le magazine du jeu de cartes (re-hum !), et avec Music Line, magazine sur la musique (wow !) en oubliant de préciser qu’Image déboulait à tout berzingue... Messieurs les Editeurs, please, ne nous refaites plus un coup comme ça !

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