Dans le précédent épisode, Wade Wilson aidé du Maître de Corvée venait à bout des Thunderbolts et en profitait pour dévaliser les comptes bancaires d’Osborn. Mais las, le conflit s’enlise ! Et tandis que Deadpool retrouve sa petite vie de mercenaire à louer, Osborn désormais grand ordonnateur de l’univers Marvel, à la tête du Hammer, des Vengeurs Noirs, de l’Initiative et enfin des Thunderbolts ne cesse de le calomnier et de le diffamer à la face du public. Cette fois-ci, c’en est trop et Osborn lui oppose cette fois-ci le criminel Bullseye qui agit à présent en toute impunité sous le costume d’œil de Faucon au sein des Vengeurs Noirs d’Osborn.
Ces trois épisodes, toujours orchestrés par l’équipe habituelle, à savoir Daniel Way au scénario et Paco Medina au dessin. Frais, dynamique et parfaitement à l’aise sur le titre, ils narrent donc la course-poursuite et les affrontements récurrents des deux protagonistes avec un équilibre précaire entre humour et cartoon façon Bip-Bip et Coyote et moments plus sérieux. Il est toujours bon de rappeler que malgré sa légendaire grande gueule et ses vannes pourries, Wade Wilson reste avant tout un assassin qui travaille pour le plus offrant et qui en fin de compte n’est pas très regardant sur la mission à exécuter. Alors imaginez lorsque son honneur est en jeu jusqu’où il serait prêt à aller !
L’humour est donc omniprésent et certaines scènes de flashback contant l’enfance de Wade Wilson sont désopilantes et on apprend notamment que l’un de ses fantasmes de jeune écolier était de s’habiller avec un habit de viande ! Le comble étant justement que lors de son affrontement avec Bullseye, il aura le loisir de se vêtir d’un tel costume ! Quand on vous dit que Deadpool, son univers et sa série sont complètement barrés, c’est bien le moins auquel on est en droit de s’attendre !
Et entre deux tacos mexicains, Deadpool se sort de ce traquenard aussi frais qu’un gardon, avec toujours plus de pépettes sonnantes et trébuchantes. Mais l’oisiveté étant la mère de tous les vices, regarder la télévision et s’empiffrer viendront plus facilement à bout de l’ami Wade qu’un escadron entier de super-vilains. Aussi, ne nous étonnons pas de la dernière planche du #12 où un Deadpool bouffi, blasé et rongé par l’ennui décide d’en finir et préfère se faire sauter le caisson plutôt que passer un jour de plus à traîner sa carcasse de canapé en sofa. Heureusement pour lui, son facteur autorégénérant est toujours actif et surtout diablement efficace !
Parution française dans Marvel Monster Edition Dark Reign #2.