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lundi 24 janvier 2011
par Soyouz

Planète Rouge


Albin Michel / Spécial USA

Weird Fantasy #15, #17-22 + Weird Science #17, #20-22

(JPEG) Cet album contient de courts épisodes parus dans les séries anthologiques Weird Fantasy et Weird Science d’E.C. Comics dont le genre était essentiellement la science-fiction. Le choix parmi l’ensemble de leur catalogue ne s’est pas fait par hasard car les histoires ont été écrites par Ray Bradbury ou issues de certaines de ses nouvelles qu’il avait écrites bien avant sa renommée mondiale.
Pour la petite histoire (disponible en 4ème de couverture), Al Feldstein, rédacteur en chef, avait trouvé un recueil de nouvelles d’un auteur totalement inconnu et les avait adaptées pour ses comics. Seulement, ledit auteur était aussi amateur de bandes dessinées et remarqua bien une certaine familiarité dans ces revues. L’anecdote se termine bien puisque tout le monde y retrouve son compte et le jeune Bradbury collabore avec l’éditeur. Il n’ a d’ailleurs jamais renié ce travail ni même les comics qui ont fortement influencé son imagination, si on en croit la préface de ce Planète Rouge.

La Science-Fiction, ce n’est pas simplement un agencement de stéréotypes avec des vaisseaux spatiaux, des planètes lointaines, des monstres difformes (d’ailleurs, ici, ils ne sont que sur la couverture), des voyageurs interstellaires, ... aux apparences différentes en fonction des modes de l’époque de l’écriture. Quasiment chacun des 12 récits est avant tout une fable sociale, aux sujets divers et variés, à l’échelle familiale ou planétaire, très souvent avec une forte charge émotionnelle, ce qui montre bien toute la qualité de l’écriture, qui arrive à nous faire ressentir des sentiments pour des personnages qu’on a vu que sur 10 pages (il faut dire aussi que les récitatifs étaient nombreux et assez bien remplis). Les ingrédients permettant de projeter le lecteur dans le futur ne sont plus que décors et excuses pour mettre les personnages dans des situations extrêmes et d’explorer un peu plus la nature humaine, en variant entre pessimisme, scepticisme et optimisme.

L’autre qualité de ces épisodes est évidemment le dessin. On ne retrouve ici que des stars des années 50 (Wood, Crandall, Williamson, Frazetta, Kamen, Orlando, Severin, Elder), qui, même s’ils ont chacun leur propre style, font tous preuve d’une grande précision alliée à un esthétisme élégant très détaillé. Un travail d’orfèvre dont on ne se lasse toujours pas près de 60 ans plus tard et qui à l’instar du scénario, n’a toujours pas pris une ride ...

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