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Judge Dredd : Heavy Metal Dredd


vendredi 1er octobre 2010
L'avis de Kab


(JPEG) Mega City One est une ville décadente. La police ne fait plus régner la loi, maintenant ce sont les juges, ils ont toutes liberté pour faire appliquer l’ordre. La loi, c’est eux. Le juge Dredd est le meilleur d’entre eux, impitoyable et sans pitié. Il fait respecter l’ordre, que ce soit en pulvérisant la jambe de quelqu’un qui court alors que c’est interdit, en arrêtant des rockeurs qui ont fait une chanson à sa gloire, en pulvérisant le crâne d’une rock-star revenue à la vie alors qu’il était décédé depuis une centaine d’années ou même en arrêtant le père noël pour survol illégal de l’espace aérien de la cité. Dredd est partout et sa sentence est toujours juste.

Jouissif ,voilà le mot qui convient pour cet album. Judge Dredd est une série unique, qui a vu le jour en Angleterre et qui reste mythique pour de nombreux lecteurs. En France, il y a eu quelques parutions, mais au final très peu. Soleil semble vouloir ressortir du Dredd et bien, je suis content !
A travers une dizaine de petites histoires, John Wagner et Alan Grant nous emmènent dans l’univers impitoyable de la justice et de la rue vue à travers les yeux du plus grand juge de la ville. Certes, rien n’est développé. Il faut dire que les histoires sont courtes mais l’ambiance qui s’en dégage est simplement énorme. Les scénaristes sont des fans de Heavy et les clins d’œil sont nombreux (le plus gros étant celui fait à Eddy d’Iron Maiden). Mais mis à part ce côté franchement métal, Grant et Wagner se moquent du système judiciaire en le poussant à sa plus extrême parodie, le tout dans de grands éclaboussages de cervelle (c’est tout simplement hallucinant de voir la cervelle explosée d’un aveugle et sourd parce qu’il joue à une sorte de flipper et que c’est illégal, où un mec atterrir dans un univers Disney tout ravager et se faire tuer alors qu’il tient Bambi en otage, que notre juge ramène chez lui pour manger).

Ce qui contribua aussi au succès et continue toujours, ce sont les dessins. Simon Bisley est au top de sa forme et peut se lâcher complètement dans un style qui marque. C’est assez difficile à expliquer mais une chose est sûre, c’est que c’est loin d’être lisse, les couleurs ne sont pas flashy. Les standards ne sont clairement pas ceux de la BD américaine. On penche plus pour un style européen et ça sent l’underground à plein nez.
A ses côtés, Dean Ormston et Brendan Mc Carthy assurent chacun un épisode dans un style moins spécifique que Simon Bisley mais toujours avec autant de réussite.

Mon avis : Ruez-vous dessus pour que Soleil puisse nous sortir la suite de cette série mythique qui sent bon le heavy métal, le délire et l’Angleterre.

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