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lundi 19 juillet 2010
par Soyouz

Tamara Drewe


C’est au Grand Prix de la critique 2009 décerné par l’ACBD que s’attaque Stephen Frears. Outre le propos de la bande dessinée, j’étais curieux de voir ce que le réalisateur de Dirty pretty things pouvait ressortir du format particulier de l’œuvre.

(JPEG) Rappelons un peu le début de l’histoire : Tamara Drewe, journaliste, revient dans la maison de sa mère défunte dans le petite village de campagne anglaise et retrouve ses anciennes connaissances : son ex-petit ami Andy, Beth Hardiment avec son cottage peuplé d’écrivains en mal d’inspiration et son mari célèbre, vénéré et volage, le bar... L’arrivée de la très belle Londonienne au nez refait va chambouler la vie et les cœurs de tout ce petit monde.

Le scénario retravaillé pour le grand écran par Moira Buffini suit en grande partie l’histoire concoctée par Posy Simmonds. Même si le comble est que la dramaturge l’a rendu moins dramatique que l’original en modifiant une partie du final, ainsi qu’en allant vers une version un peu plus tout public et plus comique, en adaptant notamment pour cela l’un de personnages secondaires. Ces choix ne sont pas innocents et rendent le propos critique de l’œuvre originale moins incisif et moins cynique, même s’il est toujours présent et que tout cela reste bien réaliste.

Alors que dans le livre, les conteurs sont multiples, Stephen Frears a préféré faire sans voix off, ce qui n’est finalement pas plus mal. Ce qui est bon pour du papier ne l’est pas forcément pour la pellicule, et cela n’empêche pas les informations d’être bien présentes. Les scènes et les transitions s’enchaînent de manière très fluide, et s’appuient beaucoup sur ce qu’on peut considéré comme un véritable story-board fourni par la dessinatrice. Et cela va même jusque dans la ressemblance des acteurs avec les personnages fictifs. Dans ces cas là, on peut toujours être un peu inquiets sur les choix du casting, peut être plus axé sur les physiques que sur la qualité des jeux, mais il n’en est rien. Tous ont bien tenu leur rôle, avec évidemment Gemma Arterton en première ligne qui rend Tamara à la fois charismatique et pleine de doutes. Les seconds rôles gravitant tous autour d’elle, il est difficile d’en aire ressortir plus un que d’autres, et il était donc nécessaire qu’ils soient tous aussi crédibles, de Tamsin Greig (Beth Hardiment) en femme dévouée et bafouée, à Dominic Cooper (Ben Sergeant) en rockeur excentrique et hyperactif (le seul qui est réellement différent du personnage original), en passant par le duo d’adolescentes joué par Jessica Barden (Judy) et Charlotte Christie (Casey).

(JPEG)

Donc, même si le propos est un peu oublié, que l’histoire va un peu plus vers la comédie et que le réalisateur a pris quelques libertés et fait quelques choix de développement ou de coupe (mais c’est le cas de toute adaptation et je pense que c’est nécessaire), on ne peut pas dire que Stephen Frears ne respecte pas l’œuvre originelle. Dans le récit, les développements des personnages, la gestion des acteurs, on retrouve bien l’œuvre de Posy Simmonds. D’autant plus qu’on passe un très bon moment avec cette comédie familiale qui conserve bien son identité et son style anglais (ce qui aurait été dommage vu le nombre de britanniques présents dans le casting), surtout en VOST.

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