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Daredevil : Battlin’ Jack Murdock


lundi 26 juillet 2010
L'avis de Soyouz


Marvel France / 100% Marvel

Daredevil : Battlin’ Jack Murdock #1-#4

(JPEG) Les origines de Matt Murdock, on les connaît. On sait également que si ce n’est pas la seule raison qui l’a amené à jouer l’homme sans peur, la mort tragique de son père y a participé. D’ailleurs, qu’est-ce qui a bien pu faire changer d’avis au dernier moment Battlin’ Jack Murdock sur le ring ? Cette bande dessinée ne vous raconte pas les vingt premières années de Daredevil, mais les vingt dernières de son père.

Chez Marvel, les héros et la perfection n’ont jamais fait bon ménage. Problèmes financiers, familiaux ou handicaps, tout était bon pour Stan Lee pour apporter un peu de piment de vie normale à des personnages extraordinaires. Si les auteurs qui suivirent continuèrent sur cette voie, les rares ayant exploité le géniteur de Matthew nous l’avaient montré sous un jour héroïque, mais certes tragique (avec la morale qui va bien). Zeb Wells va lui donner plus de profondeur, sans le changer fondamentalement, mais il se peut que vous le perceviez un peu différemment. En plus de reprendre les codes de la maison des idées, il s’appuie sur l’histoire de Daredevil, avec quelques-unes de ses caractéristiques (les femmes, la religion, la violence, Hell’s Kitchen), tout en respectant le travail de ses prédécesseurs, même si à la lecture, on est loin de penser à la continuité. C’est l’histoire en quatre rounds d’un homme qui, malgré ses défauts et sa vie ratée, est resté père et a assumé son rôle jusqu’au bout.

L’Italien Carmine Di Giandomenico mérite qu’on s’intéresse un peu plus à son travail. Ses planches sont très étudiées, à la fois sur la mise en page énergique (il alterne énormément l’emplacement des cases, leur nombre, leur incrustation), mais aussi au niveau des détails. Il travaille beaucoup sur l’attitude des boxeurs, leur façon de marcher alors qu’ils sont groggy. L’expressivité des visages est également assez développée, surtout que le récit s’appuie beaucoup sur des gros plans. Enfin, tout au long des quatre épisodes, on a l’impression qu’il y a un fond de couleur jaune et/ou rouge au milieu de cette histoire violente et sombre.

Avis : conseillé, même pour ceux qui n’aiment pas Daredevil ou les super-héros.

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