Alors que la voix d’Emile continue de le tourmenter surtout après la violente rencontre avec son amour « vendue », Lisa retrouve une poupée qui est aussi sa confidente. Leurs camps respectifs continuent leur lutte de pouvoir à la manière d’une partie d’échec, mais un élément perturbé de la Junte risque de bousculer un peu les habitudes.
Alors que le premier tome nous faisait découvrir l’univers et les motivations de chacun, en insistant beaucoup sur l’ambivalence entre les deux protagonistes, Carlos Trillo évite tout ronronnement et introduit de nouveaux éléments, à la fois sur l’univers, sur la psychologie des personnages, mais aussi dans les intrigues principales et secondaires. L’auteur développe d’autres personnages et explore d’autres thématiques (en flirtant par moment avec le metacomics), donnant encore plus de poids et de volume à l’histoire et offrant des perspectives encore plus importantes et intrigantes pour la suite. Même si l’ensemble est toujours constitué de petits récits, il travaille un peu plus sous forme de diptyque, ce qui apporte un peu de tension et de suspense. Cela limite également le petit défaut de répétition que l’on voyait beaucoup dans le volume 1.
On a pu le remarquer sur 100 Bullets, mais Eduardo Risso était déjà capable d’être régulier et toujours aussi affûté sur de nombreux numéros. Surtout que cette fois-ci, la couleur n’est pas là pour masquer d’éventuels défauts. La force, la puissance, l’émotion et la violence transpire des pages, avec un jeu sur le noir et blanc qui a sûrement dû inspirer Miller pour Sin City.
Avis : vous avez aimé le #1 ? Vous allez adorer le #2 !