lundi 8 février 2010
L'avis de Kab
The Boys #19-22 : P’tit Hughie a fait le sale travail pour la légende, comme ce dernier le souhaitait. Il est maintenant prêt à recevoir sa récompense, tous les sales petits secrets de ses coéquipiers. Le reste des gars rencontrent les Sept sur les ruines du pont de Brooklin. Ils sont en soutien de Butcher qui parle seul à seul avec le Protecteur.
Hughie apprend que Vought-American est une société assez vieille datant de la seconde guerre mondiale (son nom à l’époque était V.A.C.). Elle tente de satisfaire le ministère de la défense et d’avoir de gros contrats, malgré ses appareils défectueux. Ils y parviennent deux fois et c’est à chaque fois un désastre. La seconde au Vietnam vaudra à la firme de fermer pour de bon sous les assauts de Bobby Kennedy. Trois ans plus tard, une météorite tombe sur terre et Vought-American apparaît sous son nom actuel, comme si c’était une nouvelle firme. L’histoire du jeune extra-terrestre dont le vaisseau s’écrase dans le Kansas n’est qu’un leurre. En fait V.A. a injecté du composé V dans un fœtus humain pour voir ce que ça donnerait. Ils en ont fabriqué Sept, les plus "grands" super-héros actuels. Tout allait bien dans le meilleur des mondes jusqu’à l’incident du 11 septembre et du pont de Brooklyn.
Garth Ennis raconte les origines des super-héros modernes et surtout de la société qui les a créés. Le ton est comme toujours insolent et irrévérencieux. On peut même ajouter culotté. Se servir du 11 septembre de la manière dont il le fait, on peut dire que l’irlandais n’a pas peur des réactions. On en apprend plus aussi sur la Légende et en quoi Hughie lui rendait un service dans le précédent volume. Ennis n’oublie pas pour autant le reste de l’équipe en faisant une vraie rencontre avec les Sept. La fin de l’épisode et ce qu’apprend Butcher promet d’être très intéressant pour la suite. Stella n’est pas laissée de côté et son personnage évolue toujours par petites touches.
Darick Robertson est un peu moins en forme, ça ne se voit pas toujours mais certaines cases sont un peu moins bien que les autres. Pas de quoi s’inquiéter cependant, l’artiste assure quand même ce qu’il faut. Les planches sont toujours aussi sombres et gore quand il le faut.
Mon avis : Un très bon numéro, même si j’aimerai que l’intrigue avance un peu plus vite.
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