Sur la couverture de ce numéro, on peut trouver un vers du poème la femelle de l’espèce de Kipling : « la femelle est mortellement plus dangereuse que le mâle ». Il résume à la perfection l’origine de la fille, seul membre féminin des gars. Moins comique que l’origine du Français, celle de la fille n’en reste pas moins glauque.
Garth Ennis écrit ici un bon vieux film d’horreur avec monstres mutants affamés, militaires testostéronés et expérimentations humaines illégales contre-nature. Il réussit à cette lecture à nous faire éprouver de la pitié pour ce personnage et à mieux nous faire comprendre ce qu’elle a vécu de très difficile dans sa courte vie.
Ce numéro clôt les origines des gars, débutée avec Mother Milk, continuée avec Frenchie et achevée avec la fille. Si vous savez compter, vous vous rendez compte que le passé de Billy Butcher manque à l’appel. Ennis espère ainsi garder une part de mystère pour le chef des Boys et pour ses lecteurs.
Darick Robertson s’adapte très facilement à l’atmosphère demandée par Ennis à chaque numéro, triviale et comique dans le numéro précédent et sombre et tortueuse dans celui-ci.
Il se débrouille même très bien dans un combat opposant la fille aux forces de sécurité engagées par le laboratoire secret qui l’avait injustement emprisonnée. Cette séquence est vraiment très gore et Robertson souligne de manière juste le ridicule de la situation par le biais de mercenaires surarmés inexpérimentés.
Avis : Conseillé.