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dimanche 1er novembre 2009
par Soyouz

Bram Stoker - Dracula


Comics USA / Collection Graphic US

Bram Stoker’s Dracula #1-#4

(JPEG) A la fin de l’année 1992, le Dracula de Francis Ford Coppola envahit les salles obscures américaines. Beaucoup le considèrent comme l’une des plus fidèles adaptations du roman de Bram Stoker, malgré ses quelques prises de liberté sur des aspects sentimentaux et sexuels.

Je me souviens bien de ma première impression. Je l’avais adoré et je le mis de suite dans mon trio de préférés (il y est toujours d’ailleurs). Je trouvais que le film avait un côté propre et sérieux, avec une ambiance très particulière. Rien à voir avec ce que j’avais l’habitude de regarder quand il s’agissait des vampires.

Parallèlement, le petit éditeur américain Topps Comics en publia pour la Columbia une adaptation en quatre parties, entre octobre 1992 et janvier 1993. Ce même mois, l’album de Comics USA apparait dans les bacs (c’est impressionnant avec si peu de délais), juste pour être en accord avec la sortie française de l’œuvre de Coppola.

C’est le très prolifique Roy Thomas qui se chargea de la mise en scène et des choix scénaristiques. Car ici, on ne peut pas vraiment parler de scénario. Et ce n’est pas manquer de respect envers l’auteur que de dire cela. Thomas a eu la chance d’avoir quatre épisodes pour bien reprendre les grandes lignes du film et rendre le tout cohérent, malgré les coupes qu’il a forcément dû faire. Et c’est là que c’est très habile, car non seulement c’est très fidèle au film mais en plus, on n’a pas l’impression que c’est une adaptation car il n’y a pas les défauts habituels que l’on rencontre pour ce genre d’exercice. C’est une lecture très agréable, très fluide, qui ne souffre d’aucun manque ou d’effets elliptiques trop abrupts ou maladroits. Thomas a réussi là où beaucoup ont échoué ou fauté.

Hellboy n’était toujours pas né, mais le coup de crayon de Mignola s’approchait de plus en plus de celui qui fit sa renommée. On sent déjà une différence entre ce travail et celui sur Ironwolf quelques mois plus tôt. Il est très à l’aise avec le style fin XIXème. Cela colle évidemment bien à l’ambiance même si son trait la modifie un peu par rapport au film, mais on garde quand même un côté gothique très esthétique. Le récit ne lui permettant pas d’avoir beaucoup de scènes d’action, il joue donc beaucoup avec les expressions des visages, faisant passer des messages et donnant beaucoup de force à certaines cases.
La colorisation de Chiarello, avec notamment ses fonds unis, permet une belle mise en avant du travail de Mignola et a son impact sur l’ambiance.

Un bien bel ouvrage donc, qui peut facilement prendre la place du DVD quand on n’a pas de lecteur à proximité.

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