Wormwood est un asticot doué de raison, venant d’une autre dimension et qui vit dans les cadavres. Avec son camarade mécanique et sa garde du corps Phébée, il mène des enquêtes sur des problèmes paranormaux. Quoique dans ce monde, peut-on distinguer le normal du paranormal ?
Même en ayant des similitudes avec Hellboy, Fell et Hellblazer, ce comic-book a quand même une saveur particulière. Cet univers ne semble pas avoir de limite, les personnages sont physiquement très diversifiés, même si sous leurs aspects monstrueux, on retrouve tout de même les caractéristiques classiques de l’entourage d’un héros, souvent au service de l’intrigue. Celle-ci se développe sur 4 épisodes, après un prologue présentatif. Entre les répliques sarcastiques, l’humour noir et les phases dramatiques désacralisées par cet étonnant héros, l’auteur nous prend souvent à revers en laissant de côté le sérieux pour nous amener vers des situations cocasses.
Graphiquement, pour ceux qui ont suivi le travail du dessinateur, il n’y a pas grandes surprises. Il laisse un peu de côté le style qu’il utilisait dans 30 jours de nuit pour s’appuyer sur un coup de crayon à la Fell et des couleurs rappelant Hellspawn. Mais il a toujours cette capacité de donner du dynamisme à des pages qui semblent s’articuler sur un faux rythme et ses personnages ont une « gueule » !
Avis : un polar horrifique à prendre au troisième degré.