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mardi 3 mars 2009
par Soyouz

Angoulême 2009 : Carnet de bord de Soyouz


Pour la 36ème édition du festival international de la bande dessinée d’Angoulême, j’ai décidé d’y passer deux jours, suite aux diverses frustrations de l’année dernière. Alors, était-ce une bonne idée ?

Jeudi 29 janvier 2009

Le premier jour du festival coïncidant avec un jour de grève, je partis finalement la veille. La fête commença donc plus tôt, puisque mon collègue Chris Colin logeait au même endroit que moi. Couché 1h du matin donc, après de longues discussions et la préparation du plan de bataille.

La nouveauté de l’année au festival est que les visiteurs, qu’ils aient un forfait 4 jours ou un pass journalier, doivent échanger leurs billets contre des bracelets (un peu comme dans les festivals). Les étourdis que nous sommes ont la chance de ne pas être timides dans les files d’attente.

10h arrive, on décide de démarrer par la bulle Soleil-Panini (désolé pour les autres éditeurs, mais il est vrai que c’est le nom qu’on lui donne communément). On s’est dit qu’avec un peu de chance, on pouvait espérer une dédicace du stand italien. Peine perdue, c’était déjà la « foire aux bestiaux », avec tirage au sort et tout le cirque. On décide donc de faire le tour de la bulle et on remarque qu’il va falloir sacrément patienter pour avoir des dédicaces. Même constat dans l’autre grosse bulle « éditeurs ». On commence à se dire que la grève perturbe quelque peu ce démarrage du festival. On file vers la bulle New York, mais on tombe sur notre ami Kab (on avait auparavant serré la main de Bryan Talbot en le croisant dans la rue piétonne) qui veut absolument sa dose de Marvel pour tenir les 4 jours (pas du tout addictif, le garçon). Finalement, on fait nous aussi quelques emplettes non prévues, récupérant au passage un t-shirt Secret Invasion réalisé pour le festival et un badge Watchmen. A côté du stand, il y avait le jeu Mortal Kombat vs Dc Universe et on ne s’est pas privés de l’essayer (de toute façon, après, les manettes ont été continuellement squattées). On a bien rigolé le temps de 4-5 combats, avec un mémorable Superman vs Batman dont je vous laisse deviner l’issue.

(JPEG) La bulle New York nous attend. Les petits éditeurs sont parfois mieux organisés, et les éditions çà et là l’ont prouvé grâce à la présence du très sympathique Kazimir Strzepek, qu’on voyait faire une planche du tome 2 de l’Etoile du chagrin en direct. Il prit quand même le temps de nous faire des dédicaces et de discuter avec nous. Beaucoup plus discret et timide, mais non moins talentueux, Dash Shaw me signa son volumineux album avec plein de symbolismes (il paraît qu’il faut lire ce Nombril sans fond pour comprendre).

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On continue dans la bulle et on arrive dans l’espace BD alternative. Petit bonjour à Reed Man et longue discussion sur l’avenir de Strange (qui peut s’avérer plein de surprises). On en profite également pour découvrir le travail d’Univers Comics par Fred Tréglia sur l’édition de comics des années 50. Et comme nous sommes faibles et gentils, le premier numéro rejoint les autres d’un sac qui commence à s’alourdir.

Avant de déjeuner, on passe quand même voir le stand de la Nébuleuse BD, géré cette année uniquement par Kab-Focs et son ami Nikolazo. On tente d’y mettre un peu d’ambiance, parce que placé en bout de couloir, ce n’est malheureusement pas l’idéal pour voir du monde.

Après un repas rapide et efficace, on récupère notre Homme des Banlieues #5 dédicacé, on s’arrête au stand de Scarce et on achète le tout frais dernier né (même pas eu le temps d’être posé). On en profite pour discuter avec les responsables, puis je file seul chez les gros éditeurs. J’en profite pour saluer mon dessinateur préféré des éditions EP (toujours basées dans les Nouvelles Galeries), Nicolas Otéro. Pas d’Amerikkka ou de Bonecreek cette année, mais je me rattraperai autrement le lendemain.

(JPEG) J’arrive au stand Akileos et mille tonnerres : un monde fou pour Tony Moore et Ted Naifeh. Pas grave, j’avais prévu de toute façon de m’arrêter pour voir Ted Mathot et profiter d’une très jolie dédicace de Rose et Isabel. J’ai pu discuter tranquillement avec ce très disponible artiste sur son travail chez Pixar. Ce qui est rigolo, c’est qu’il fait de la bd pour se reposer. Et il vous dit cela sans aucune prétention et sans être hautain.

Toujours du monde chez les deux autres dessinateurs américains (Moore prend son temps pour mettre de la couleur et pas mal d’autres effets). Je me dis que j’aurais peut être plus de chance plus tard et je décide donc de faire le tour du stand Soleil, moins bruyant que d’habitude. J’en profite pour dire bonjour à Franck Biancarelli (le dessinateur du Livre des destins, une BD que je ne saurais trop vous conseiller). Et ô surprise, j’aperçois CB Cebulski, seul à sa table. Très souriant, très disponible, il m’explique qu’il est aussi là pour trouver des artistes pour Marvel. Il parle également de X-Infernus. J’en profite pour lui faire signer le premier album de Drain.

Je retrouve Chris qui me parle des bouquinistes. Diantre, j’avais complètement éclipsé cette partie du festival. Une petite visite et hop, deux comics indépendants s’ajoutent à la liste des achats, tandis que Chris s’arrête chez les italiens pour se fournir en épisodes improbables que lui seul est capable de lire !

On refile du côté des indé pour tenter une dédicace de Posy Simmonds pour son Tamara Drewe paru en France chez Denoël. Mais l’artiste n’est même pas encore arrivée qu’il y a déjà une file d’attente d’une bonne quinzaine de personnes. Sur le coup, nous sommes très surpris et un peu dépités. Le pouvoir des médias est décidément très puissant (le bouquin a eu bonne presse et les articles ont fleuri d’un peu partout, même à la télévision)

(JPEG) La fin de journée s’approche, on passe tranquillement du côté de chez Delcourt et que voit-on : Melinda Gebbie avec très peu d’attente. Malheureusement, j’avais décidé de ne pas alourdir les bagages avec le gros Filles Perdues. Mais elle a accepté très gentiment de nous faire des dessins sur papier Canson, une fois que ceux ayant un album soient passés. Une magnifique Alice (pour Chris) et une belle Dorothy plus tard, on la salue et on lui demande de passer le bonjour à son mari de la part deux fans (geeks ?) français.

On ne pouvait guère rêver mieux pour terminer cette journée !

Vendredi 30 janvier 2009

La journée sera forcément plus calme : pas mal d’achats la veille, plus de monde aux dédicaces (et ça se voit avant l’ouverture des bulles). La majeure partie des objectifs étant réalisée, le reste ne sera que du bonus. Je commence tout de même par passer chez Glénat pour faire dédicacer le premier tome de Sixième Soleil, la toute nouvelle série dessinée par Nicolas Otéro. Il est d’ailleurs très en forme dès le matin, puisqu’il a même réalisé un décor en arrière plan. Sympa.

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Un autre habitué du forum, Boby, nous a rejoints pour ce deuxième jour. Acheteur habituel des bandes dessinées de Paquet, j’en profite pour demander des nouvelles d’Usagi Yojimbo. Coup de chance, je tombe sur la relectrice qui m’informe que les retards de publication étaient dus à des problèmes techniques chez l’imprimeur. Pas de problème sur les ventes, surtout qu’UY est un de leurs meilleurs titres de cette collection. Et on verra peut-être un jour Space Usagi dans nos contrées.

On refile du côté de chez Panini où on aperçoit Brian Azzarello, semblant très apprécier l’édition française de Joker, que lui présente une personne du staff de l’éditeur italien. J’en profite pour zieuter du côté de chez Akileos et finalement, les heures de dédicaces de Naifeh et Moore sont repoussées à 15h.

On refait un tour chez les bouquinistes pour notre nouveau compagnon. Il s’avère que quelques comics m’avaient échappé la veille, mais heureusement, le mal a été réparé. On arrive tranquillement dans la zone des indépendants. On rencontre Alex Nikolavitch (toujours avec un tas de projets en cours) aux éditions de la Cafetière. On discute ensuite avec Jean-Marc Lainé au stand d’Eyrolles, à propos d’un de ses Manuels de la BD, et notamment sur l’écriture du scénario, que j’avais lu pendant le voyage.

Petit arrêt chez un éditeur québécois, La Pastèque, pour prendre le premier album des Paul, Paul à la campagne (toute ressemblance avec une certaine Martine est totalement fortuite). Achat initialement non prévu, mais c’est un peu le problème quand vous logez (et discutez) avec d’autres amateurs de BD.

On remonte jusqu’au fond du couloir, pour retrouver Kab dans son antre, juste pour l’heure du repas, qui s’avérera finalement assez rapide, puisque le monsieur a un stand à tenir quand même.

(JPEG) On décide de trainer au hasard, dans la grande bulle des éditeurs, voir quels dessinateurs pourraient être à ce moment en dédicace. Et sur un des côtés du stand Delcourt, on aperçoit Davide Fabbri, un des dessinateurs de Star Wars Rebellion, avec assez peu de personnes devant lui, en plein après-midi. Malheureusement, encore une fois, j’avais déjà tous les albums dessinés par le monsieur. On s’est dit qu’on n’avait rien à perdre, et nous voilà à faire la queue avec les autres, nos deux feuilles de papier Canson. Et Davide Fabbri fut très gentil et accepta de me faire un stormtrooper (armé) et un Dark Vador pour monsieur Colin (avec un beau « Chris, I’m your Father »). On en profita pour le questionner un peu sur son travail et je peux vous assurer qu’un dialogue entre un français et un italien, avec un faible niveau d’anglais, ça peut être rigolo à observer !

(JPEG) Après cette bonne surprise, la chance ne pouvait être qu’avec moi. Retour chez Akileos pour espérer une dédicace de Tony Moore et cette fois-ci, l’américain au chapeau de cow-boy ne faisait plus de grands dessins avec peinture. Seulement des dédicaces plus classiques. 4 personnes devant moi, ça valait le coup d’attendre mon exemplaire particulier de Fear Agent (même si le portrait est quasiment le même pour tout le monde).

Fin de journée, en faisant un dernier tour, on récupère des chapeaux de Spirou et des oreilles de Bill au stand Glénat, je dis au revoir à tout le monde, j’achète la traditionnelle fouée au chocolat et zou, je monte dans le train. Au revoir Angoulême !

Deux jours qui se sont vraiment bien passés, car outre le fait d’avoir pu voir un bon nombre de dessins, j’ai pu parler à de nombreux artistes (merci à eux pour leur disponibilité) et discuter avec un certains nombre d’éditeurs ou avec leurs tenanciers et tenancières (merci aux éditions çà et là, Kymera, Dante, Organic Comix, Univers Comics, Paquet, Akileos, Eyrolles, Panini, Glénat, Delcourt). Cela donne vraiment envie de retenter la formule l’année prochaine.

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