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lundi 2 février 2009
par Soyouz

La ballade de Halo Jones : l’Anneau


Zenda Editions

(JPEG) Entre la fin des années 80 et le début des années 90, un petit éditeur parisien a publié un joli catalogue de bandes dessinées américaines et anglo-saxonnes. C’est grâce à lui qu’on a eu droit aux premières éditions, entre autres, du Dark Knight, de Violent Cases, de Watchmen ou encore de V pour Vendetta. Alan Moore semblait être un des auteurs préférés des éditions Zenda, puisqu’elles sortirent des récits complets un peu moins connus du magicien anglais les Petits Meurtres ou encore DR & Quinch. Et elles avaient donc même commencé La ballade de Halo Jones.

En Angleterre, c’est évidemment dans le magazine 2000AD qu’Alan Moore et Ian Gibson écrivirent et dessinèrent ces petits récits à suivre de 5 pages. L’auteur avait initialement prévu de raconter son histoire en neuf livres (qui regroupent chacun une dizaine d’épisodes), dont celui dont on parle aujourd’hui est le premier ( 2000AD #376-#385 ). Mais avec Alan Moore, il faut s’attendre à tout et suite à une brouille avec Fleetway, seuls les trois premiers virent le jour.

Pour la France, Zenda avait bien prévu de sortir les trois albums. Les couvertures sont même présentes en 4ème du premier. Malheureusement, il n’y a eu que celui-ci de la saga. On y voit les tribulations d’Halo Jones, jeune femme vivant dans l’Anneau, immense complexe entourant Manhattan, où habitent grand nombre de populations venant de divers endroits de l’univers, désœuvrées et paumées. Au fur et à mesure où les femmes représentant sa seule famille vont disparaître, Halo Jones va vouloir éviter de suivre le chemin qui lui est tout tracé et prendre son destin en main.

Ambiance SF à tendance punk, Alan Moore nous faisait découvrir une civilisation peu enviable socialement (mais toujours avec un peu d’humour), un futur très évolué d’un point de vue technologique. L’auteur avait beaucoup développé son univers en 10 épisodes et c’est donc dommage qu’il n’y ait jamais eu de suite, car ce premier tome donnait bien envie d’avoir la suite. Surtout que les dessins d’Ian Gibson ont une réelle identité graphique, avec des pages fourmillant de détails, des personnages expressifs stylés pour l’univers, avec une identité graphique suffisamment forte pour se différencier. Et c’est d’autant plus fort que les pages sont en noir et blanc.

Si cette histoire se suffit à elle-même, on ressent une réelle frustration, car on sent bien que les deux artistes avaient encore des choses à raconter. Alors, même si c’est du Alan Moore qui vaut le coup d’œil, une réédition ne serait pas très utile, sauf si les trois volumes anglais étaient publiés, sous condition que la fin en soit une vraie.

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