J’aime mes comics mensuels plus que tout le reste.
Oui j’aime plus acheter mes revues dans mon kiosque au coin de la rue que d’acheter un album en librairie. Marvel Icons ou Heroes, X-Men ou Spider-Man, et consorts, j’aime les retrouver chaque mois. C’est un peu comme de vieux copains qu’on retrouverait tous les trente jours. Certes, à la fin du mois, ça commence à faire un peu cher pour des retrouvailles entre potes, mais que voulez-vous, quand on aime...
Après, plus que tout, j’aime m’isoler dans un coin (sur mon lit, dans mes toilettes ou en salle du personnel - quand elle est vide) pour feuilleter mes magazines. L’odeur du papier neuf vous saute aux narines et on a le sentiment, totalement illusoire mais si bon, d’être le seul à pénétrer ce monde secret et étrange. Alors que vous êtes des dizaines à faire la même chose aux quatre coins de France et d’ailleurs... mais ne venez pas briser mon rêve, nom de nom !
Il y a ce petit moment magique où l’on parcourt les pages, où nos pupilles effleurent du regard les cases. On est à la fois émerveillé par les explosions de couleurs et les dessins (sauf quand c’est moche, ce qui n’arrive pas trop souvent tout de même). On reste parfois scotché sur un détail, ou une case qui nous tape à l’œil. On pourrait croire que c’est un instant,seuls entre les graphistes et le lecteur, mais non, même les scénaristes sont concernés puisqu’on est aussi inquiet de se « spoiler » une révélation au détour d’une fin d’épisode entraperçue. Ne rigolez pas, ça m’est arrivé sur New X-Men #146, avec la révélation de l’identité de Xorn, vous imaginez...
Et puis, au fur et à mesure qu’on parcourt Marvel Heroes ou Icons, par exemple, on se remémore les épisodes du mois passé, on essaie de se souvenir des évènements récents. Parfois (trop souvent pour ma part) on se rend compte qu’on a perdu un peu le fil (mais vous verrez à mon âge !). Mieux : on se rappelle ce que d’autres ont pu en dire (Kab, à chaque fois que je lis les Avengers de Leinil Yu, je ne comprends pas comment on peut ne pas aimer !).
Bref cet instant est un petit moment magique entre le seul lecteur et son média fétiche, un petit vol vers les nuages qui fait tellement de bien dans la grisaille du quotidien. Tenez, ça m’a donné envie, je file au kiosque !