Nous sommes le , bienvenue ! Derniers dossiers en ligne : En travaux


Dernières chroniques V.F.
Dernières chroniques V.O.

Wolverine #138


mercredi 10 août 2005
L'avis de JeanSeb


Marvel France

NdSgt : il s’agit du numéro du mois dernier. Désolé pour le retard ...

L’univers Marvel n’en finit pas d’être remué ... du moins dans les pages de la série du mutant griffu ! Si Logan n’apparaît quasiment pas tout au long de l’épisode, c’est là l’occasion de découvrir les efforts du SHIELD pour comprendre et stopper son carnage, ainsi que les motivations de ceux qui se cachent vraiment derrière son retournement. En seconde partie, deux courtes histoires assez faciles et un peu faibles tirées de X-Men unlimited, suivant Wolverine en salle des dangers tout d’abord, et au cours de l’une de ses virées nocturnes ensuite.

(JPEG) Wolverine (vol. 3) #23

Le plan du Baron Von Strucker se déroule à merveille : Wolverine a attaqué avec succès Stark International. Après avoir volé les plans des créations de Red Richards et avant de continuer à ravager banques et sociétés de crédit, le mutant à la solde de l’Hydra incarne en plein le titre d’ Enemy of the State. Autour de lui, deux grandes puissances se livrent à un terrible jeu du chat et de la souris : le SHIELD, qui a toujours un train de retard sur les exactions du mutant devenu terroriste, et l’Hydra, intouchable et entourée de funestes alliés, la Main, l’AIM, et l’Aube de la lumière blanche.

Au fil des numéros, Millar développe l’ampleur de la menace qui pèse sur le « monde civilisé » ; même si la dose d’action distillée dans ces pages occupe trop d’espace pour développer plus avant le danger que représente le plan de Von Strucker, on sent mieux l’urgence de la situation. Mais c’est le choix du scénariste : développer le carnage, les dégâts provoqués par Wolverine plutôt que la peur et l’impuissance des hommes du SHIELD, Nick Fury en tête, face à la menace contre les institutions qu’ils affrontent. Un traitement qui aurait politisé l’arc, qui l’aurait rapproché de la réalité, chose à la portée de Millar, mais certainement pas dans la ligne voulue par l’éditeur sur le titre.

Priorité à l’action donc (cinq pages de pirouettes et de combat d’une Elektra presque nue sur les toits enneigés, pages à l’utilité dramatique discutable), même si petit à petit les éléments d’intrigues continuent de se mettre en place. Les motivations de Von Strucker, les tensions au sein de son organisation et un nouveau personnage fort charismatique, font de l’épisode un agréable moment de lecture.

Romita Jr est toujours à la planche à dessins. Des pages peu chargées, à une exception près jamais plus de cinq cases à chaque fois. Cases qu’il remplit cependant d’arrière-plans et de décors qui, à défaut de regorger de détails, donnent une impression de travail facile mais soigné. Petit reproche pour ma part quant à la morphologie d’Elektra qui ressemble là plus à une jeune fille anorexique qu’à une solide ninja aux origines méditerranéennes. Mention spéciale aux couleurs de Paul Mounts qui créent d’entrée des ambiances : l’appartement d’Elektra, les extérieurs enneigés, l’Institut Xavier ou la salle de commandes de l’héliporteur du SHIELD, chaque endroit a son empreinte, toujours bien choisie, en harmonie avec la scène qui s’y déroule.

Un bon épisode où les fans retrouveront (comme dans tout l’arc) tout un pan de l’univers Mavel et des vilains originaux et prometteurs avec un plan machiavélique et inquiétant.

Ce numéro a été chroniqué en V.O., avec le suivant, par le patron ici.

X-Men Unlimited (vol.2) #5

Deux courtes histoires en complément de la série régulière ce mois-ci. Exercice difficile sur lequel, hélas les auteurs de ce numéro se cassent les dents. Une première histoire en salle des dangers où Wolvie est mis au pied du mur par Cyclope qui souhaite mettre en avant ses qualités de chef.

Etrange idée que celle du scénariste Scott Killinger puisque le héros a, à maintes occasions, fait preuve de telles qualités : dans plusieurs corps d’armée, ou par intérim à la tête des X-Men ou de la division Alpha. Une mise en scène bancale, mal servie par les dessins « à la Pat Lee » de Rael Lyra. Une histoire qui s’oublie très vite.

Vient ensuite une rencontre nocturne signée Vito Delsante et Lee Ferguson qui ne vaut pas beaucoup mieux. Même la chute de l’histoire, élément habituellement savoureux sur ce format n’a, ici, le moindre intérêt.

Un magasine inégal : une bonne histoire à suivre et une deuxième moitié meublant médiocrement. A suivre au moins pour le tandem Millar/Romita.

Envie de discuter à propos de cet article ?
Créez un topic sur notre forum : http://france-comics.dynamicforum.net/

Une erreur ? Un oubli de notre part ?
Pas de soucis : envoyez-nous un mail pour que nous corrigions francecomics@gmail.com

Cet article a été lu par 856 visiteurs

France-Comics est un site animé par des rédacteurs bénévoles. Vous pouvez prendre contact avec nous via notre forum : http://france-comics.dynamicforum.net/