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X-Treme X-Men #33


jeudi 7 avril 2005
L'avis de JeanSeb


Marvel France

Milligan continue d’explorer le caractère de ses personnages éparpillés avec deux Exilés de retour sur une terre déjà sauvée. Claremont rassemble ses troupes pour le combat contre le terrible Bogan. Allred boucle le cycle d’Henrietta, supprime un X-Statix et quitte la revue X-Treme X-Men. Un bon magazine, pas transcendant, mais agréable.

(JPEG) Exiles #34

Après leur dernier transfert, les Exilés ont donc été séparés. Ce mois-ci, nous retrouvons donc Sunfire et Nocturne sur la terre qu’ils avaient libérée des Vi-Locks, sans menace sérieuse à contrer. Nos héroïnes sont hébergées chez les Vengeurs aux côtés desquels elles avaient précédemment lutté. L’occasion, pour l’une des deux mutantes de rencontrer l’amour ... hélas, le compte à rebours est lancé, et, inéxorablement, le prochain transfert finira par arriver.

Winnick nous offre une très émouvante love-story. La relation sentimentale prend le pas sur tout autre élément de la série : pouvoirs, combats, etc. Le thème est universel : l’amour condamné avant même d’avoir commencé. C’est l’histoire de votre grand amour de vacances, l’histoire du départ, le dernier, qui arrive, et le choix que l’on a de s’adonner aux plaisirs offerts, ou de renoncer par crainte de la souffrance qui viendra tôt ou tard. L’orientation sexuelle même des personnages en devient anecdotique, et dans une grande pudeur le scénariste signe un très joli Carpe Diem.

Je regrette un peu le côté froid et anguleux du dessins de cet épisode. Plus de chaleur, de rondeur et d’ambiance auraient fait couler le récit avec plus de douceur encore. Cela manque un peu de velours, mais on appréciera la sobriété et la pudeur de l’artiste qui ne cède pas à la facilité que le sujet aurait autorisé à d’autres en terme de nudité et de coquinneries ... Et si les cases manquent parfois de détails, c’est pour mieux attirer notre oeil vers les regards et les sourires, tout en simplicité, mais tellement touchants, des amoureuses.

Un excellent épisode.

X-Treme X-Men #41-#42

Bishop retenu par Bogan, Sage se voit contrainte d’expliquer à ses équipiers ce qu’elle sait de leur mystérieux adversaire. L’occasion pour elle de dévoiler un peu plus son passé et de faire preuve encore une fois de sa mystérieuse ambiguité.

Claremont joint à l’équipe X-Treme plusieurs vieux amis et Sam Guthrie semble prendre toute son ampleur en s’imposant de fait en maître-stratège avant l’affrontement final.
Il prolonge une intrigue certes interressante, mais diluée par trop de redites et de scènes d’action sans importances cruciales. Les nostalgiques apprécieront le retour de vieux personnages, l’évocation du Club des Damnés, des "années Phenix" ou l’importance accordée à Rocket. Il est dommage qu’une si grande place soit accordée aux combats (la moitié de l’épisode #42) sans que cela ne soit nécessaire à l’intrigue, ni un point fort de Kordey.

Ses personnages dans ces scènes semblent en effet très peu mobiles. A part ce petit inconvénient et son étrange habitude de découper en plusieurs bandes des cases qui n’en ont pas vraiment besoin, son trait enjolive tout de même bien le script de Claremont et fluidifie la lecture. Le studio Liquid ! n’est pas en reste puisque la mise en couleur distille de vraies ambiances : la préparation avant l’affrontement, la décadence des Damnés, le débordement des héros pendant le combat ...

Difficile tout de même de donner un avis sur un épisode et demi (une fois de plus ...). Même si l’intrigue n’a que peu progressé depuis le mois dernier (finalement seul le nombre de X-Men détenus par Bogan a changé) la série a connu pire. Espérons que la qualité remonte enfin pour le chant du cygne.

X-Statix #18

Sur le point d’être neutralisé, Mister Code se fait sauter à la fin du dernier épisode, prêt dans un dernier coup d’éclat à éliminer coûte que coûte les Statix. Mais l’un des mutants, dans un sursaut d’héroïsme, se sacrifie pour sauver ses équipiers. Et autour de la mort d’Henrietta se construit un culte pervers et fatal ...

Milligan clôt son arc par un épilogue très réussi. Au delà de l’horreur, des tripes qui jaillissent et des boîtes cranniennes qui éclatent, il signe une fois de plus un pamphlet mordant critiquant avec cynisme et humour noir le business autour des artistes disparus, la malsaine fascination de la mort, les manigances des hommes de pouvoir ... Milligan règle son compte à une société malade d’une manière fort brillante.

Allred, de son côté, est égal à lui-même, très régulier. Peut-être trop ? Son style ne réserve plus de vraies surprises malgré des effets de découpage du meilleur acabit et de ce trait si personnel. Mais à ce niveau là, le pinaillage n’est plus qu’un alibi pour écrire quelques lignes !

Un magazine au niveau toujours rabaissé par la série "phare". Deux petites merveilles à côté du décevant X-Treme X-Men.

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