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Punisher #08


samedi 12 juin 2004
L'avis de Ishar


Marvel France / 100% Marvel

Ce 8e volume consacré au Punisher dans la collection 100% Marvel reprend, comme d’habitude, 6 numéros US. Deux histoires indépendantes et un arc en 4 épisodes, arc qui marque le premier tournant de la série depuis sa reprise par Ennis.

(JPEG) Dans la première histoire, on retrouve la jeune Joan. L’histoire en elle-même est sans intérêt (Le Punisher descend des gangsters par paquets de 12), mais Joan permet de faire ressortir le côté Frank Castle du Punisher (rappelons que Joan est amoureuse de ce dernier).
Dans le deuxième one-shot, un gangster cible du Punisher chasse le poulpe géant... et finira par en trouver un à un moment peu propice. Le cynisme de Ennis donne là une histoire humour noir tellement improbable qu’il est difficile d’y accrocher.

L’arc story Dans les rues de Laredo est en revanche une tuerie. Une petite ville du Texas repose sur un équilibre fragile entre les habitants et les trafiquants d’armes du coin. Equilibre reposant sur la relation homosexuelle entre le sherif et le fils de la chef des trafiquants. Est-ce l’arrivée du Punisher qui va foutre le bronx ?

Jusqu’ici, la recette Ennis tournait autour de personnages peu réalistes, que ce soit le Punisher ou les gangsters qu’il abat. Le résultat était très cinématographique mais sans profondeur, aucun élément réaliste auquel le lecteur puisse se rattacher n’étant présent.

Avec cet arc, Ennis enracine sa série de le réel, et achève une mutation entamée dans le tome 7 et avec la mini-série Punisher : Born (dans la collection MAX). Nous avons maintenant droit à une série de personnages probables, ancrés dans des problèmes de sociétés modernes que nous connaissons. Dans cet arc, cela passe essentiellement par la relation homosexuelle citée plus haut.

L’effet est double. Tout d’abord, Ennis peut ainsi aborder des thèmes plus variés que les bastons des premiers numéros, et appuyer des réflexions un peu plus profondes. Ensuite, cela donne une nouvelle dimension à un personnage, sinon inintéressant ; en étant placé à côté de la réalité, le Punisher apparaît enfin comme Ennis a toujours voulu nous le montrer : complètement déconnecté de la réalité, perdu dans des notions de bien et de mal en oubliant l’énorme flou qui les sépare dans la vraie vie.

Ce qui ne l’empêche pas de continuer à utiliser ses personnages ultra exagérés, et grâce à un mélange bien dosé, de conserver le côté cinématique caractéristique du scénariste. Pour la première fois, Ennis arrive ainsi à illustrer sa pensée sur la violence (voir son éditorial dans le premier tome), et à nous offrir un volume du Punisher digne de son talent.

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