Le Joker a encore frappé et cette fois-ci, par orgueil et pour rappeler à la population de Gotham qu’il n’a aucune limite, il a tué toute une famille car le père a témoigné contre un malfrat qu’il ne connaissait même pas. Cependant, en faisant son enquête, Batman se rend compte que le joker est victime d’une machination organisée par un tueur professionnel, Burt Slade. Le chevalier noir va devoir faire une alliance contre-nature avec sa Némésis, pour le meilleur et surtout pour le pire …

Retour à Gotham et retour au récit de détective pour Bob Haney, avec une petite innovation : Batman est cette fois-ci associé à son pire ennemi, le Joker !!! A l’époque, celui-ci n’avait pas encore estropié la fille du commissaire Gordon et tué Jason Todd, le deuxième Robin, mais l’association des deux semble de toute façon déjà assez impossible. Cependant, ils ne seront finalement jamais réellement ensemble, leur duo ne fonctionnant que par téléphone … et guère longtemps, parce que l’auteur multiplie les retournements de situation, un peu plus que d’habitude, si bien que même en s’attendant tout de même à une forme de duperie de la part du Joker, un doute subsiste au fil des pages.

Si Batman est toujours aussi autoritaire avec la police de Gotham, le commissaire Gordon se montre enfin un peu plus professionnel et fait preuve cette fois-ci de plus d’initiatives, ainsi que de plus de volonté vis-à-vis du héros. Des aspects qui n’avaient pas encore été présentés de la sorte par Haney depuis l’arrivée d’Aparo, Gordon n’étant plus ici le faire-valoir de Batman. La présence du Joker a fait agir le personnage différemment et l’absence d’un autre super-héros a laissé la place vacante !

Avec la scène des bains turcs, on voit toute la recherche de réalisme de la part Jim Aparo, sans trucage ou sans effet issu de l’informatique bien évidemment. Ses ombrages précis en sont un autre exemple.

L’artiste montre également une nouvelle fois une belle palette de ses capacités à faire ressortir les expressions sur les visages de ses personnages. Batman est celui pour lequel il a apporté le plus de nuances, mais la dernière page met en avant un Joker comme on ne le voit presque plus aujourd’hui, stressé (presque humain !) et penaud !

Parution française dans Batman, La Légende #01 aux éditions Urban Comics.

 

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