Deadshot, le meilleur tueur à gages au monde. Depuis quelques temps déjà il travaille contraint et forcé pour Amanda Waller et il est membre du Suicide Squad. Entre deux missions il attend en prison, mais cette fois-ci il reçoit une lettre. Il demande un entretien avec Waller et une faveur, mais cette dernière refuse et l’envoie plutôt en mission avec une bleusaille du nom de Will Evans. Lawton ne semble pas vouloir travailler avec son nouveau partenaire, mais amanda n’en a cure. Lors de la mission, Will se retrouve seul et doit improviser car Floyd à déserté. Normalement Waller aurait fait sauter la bombe à la base de sa nuque, mais Deadshot est un précieux atout et sachant ou il est partit elle préfère le suivre pour le ramener. Le récupération ne se passe pas très bien puisque Diablo et Harley refuse d’aller affronter leur ancien chef tandis que boomerang et Cheetah n’éprouve pas ses remords. Mais c’est Evans qui portera le coup de grâce à tirant à plusieurs reprise sur notre assassin. 

A l’infirmerie, Will vient voir Floyd pour lui montrer qu’il est désormais hors de courses et qu’ un nouveau Deadshot est arrivée. Les missions s’ensuivent et ne se ressemblent pas et le nouveau Deadshot gagne ses gallons pendant que l’ancien se remet de ses blessures au fin fond de sa cellule.
Floyd finit par s’évader pour aller s’occuper de sa fille tandis que Will finit par montrer son vrai jeux et prends le Squad par surprise lorsqu’il suit ses propres plans.
Waller se retrouve dans la position délicate de ramener Deadshot le vrai au bercail, mais celà passera d’abord par un duel sanglant entre les deux hommes.

Brian Buccellato est un coloriste devenu scénariste notamment remarqué pour sa collaboration avec Francis Manapul. Aujourd’hui le scénariste est sans son compère et se voit la lourde tache de raconter une histoire sur Deadshot pour la sortie du film Suicide Squad. Clairement on voit les impératifs sont compliqués pour le scénariste. Il faut faire une histoire qui soit assez origine story pour les potentiels nouveaux lecteurs et qu’ils y comprennent quelque chose et plutôt une histoire basé dans la continuité pour les lecteurs qui lisent déjà Suicide Squad et ceux qui connaissent déjà le passé de Lawton. Autant dire que la tache n’est pas aisé et que le scénariste se retrouve entre deux chaise. Pourtant je trouve qu’il s’en sort plutôt bien.

Alors certes certes cette mini n’est pas exceptionnel, mais Buccellato ne peut vraiment faire ce qu’il veut. Il part donc sur un classique en amenant les vieux parents de Floyd à l’article de la mort, entrainant une réaction de sa part et intègre un nouveau personnage qui se trouve être celui dont il a emprunté son passé. J’ai trouvé l’idée astucieuse, malheureusement à devoir parlé du passé, de la fille de Floyd, du Squad, de ses rapports avec Amanda, la rivalité entre les deux personnages est ici très peu avancé et très vite noyé dans le torrent d’action nécessité. car s’il y a bien une chose bien géré c’est l’action. On ne s’ennuie pas une seconde. J’ai lu ses six épisodes sans m’arrêter. Ca se lit bien, mais malheureusement trop vite ce qui vous laisse imaginer le niveau d’exigences. Le personnage de Floyd est peu exploité, et ce qui est abordé est globalement ce que l’on lit toujours quand il y a une mini sur ce personnages (son passé, sa fille, ses rapports avec Waller). Bref rien de nouveau sous le soleil de ce côté. Pour les autres personnages c’est pareil, rien n’est vraiment approfondi, on dirait même une sorte de parodie d’eux-même. Amanda est méchante car c’est une femme dure et méchante, Harley à un petit béguin pour Floyd donc l’aide, le méchant est méchant…
Je comprend le besoin de faire une telle mini et la difficulté qu’à eu Buccellato à s’en sortir, mais je pense qu’il n’a pas été à la hauteur de la tache, même si peut-être que pour un débutant ça sera très bien, pour moi le peu d’ambition et de travail sur les personnages font que c’est plutôt mauvais.

Niveau dessin c’est Viktor Bogdanovic. Je ne connais pas l’artiste, mais c’est clairement un clone de Greg Capullo dans le style. Seulement voilà, Bogdanovic n’a pas la finesse acquise par les années d’expérience de Capullo. J’ai l’impression de lire du mauvais Image des années 90 à l’époque des débuts de Capullo justement, des Witchblade, Darkness et autres séries du genre ou le dessin punchs avait le dessus sur une bonne histoire. C’est donc pas mal, plutôt punchs et m’as-tu vu, mais sans réel profondeur pour le moment.

Mon avis : Après avoir démonter cette mini, je me rends compte que ce n’était pas mon intention initial. J’ai toujours aimé le personnage de Deadshot et je suis toujours ravi de le voir en France car ce n’est pas trop le cas pour le moment, même si ça commence à enfin arriver. Bref à la fin de mal lecture, j’étais plutôt sur une idée de pas mal bof, mais en relisant un peu certains passage pour les besoins de cette chronique je me dis qu’en fait non c’est un comics assez mauvais et qui rentre dans la case décrié des 90’s.

Parution française dans Sur les traces de… Deadshot aux éditions Urban Comics.

PS A noter que la VF ne contient que la moitié de la mini, celle consacré sur Deadshot. L’autre moitié est elle centré sur Katana.

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