1992, la Pologne. Hellboy et Abe Sapien sont à la recherche d’enfants enlevés près d’un château considéré comme maudit par les villageois. Mais les deux agents du BPRD vont avoir la surprise de se rendre compte que toute cette histoire est liée au passé du professeur Bruttenholm, le père adoptif d’Hellboy …

Cette histoire adaptée du dessin animé est plus facile à suivre pour un lecteur lambda que celle du Mariage Noir. Totalement indépendante, elle a pour elle de pouvoir faire partie de n’importe quel univers, que ce soit du film, de l’animation et bien évidemment du comic-book originel. L’intrigue de Jim Pascoe est dans la veine des premiers Hellboy, mais tout en étant moins glauque, de par le style très cartoony de Rick Lacy et les couleurs de Michelle Madsen plutôt vives. Pour autant, on y retrouve des squelettes, des gros monstres lovecraftiens pas très rigolos, des enfants qui souffrent (et plus encore) et donc une certaine tension dramatique. Ce qui prouve bien que le style graphique ne fait pas toujours l’histoire. Malgré les quelques allers-retours temporels, celle-ci est d’ailleurs construite de manière assez linéaire et avec pas mal de dynamisme.

Comme pour le premier volume, cet album en petit format s’achève avec une courte histoire du jeune Hellboy, qui, en lecteur de comic-books de Lobster Johnson, ne peut que vouloir faire régner la justice, à l’instar de son héros. Sauf qu’il a une fâcheuse tendance à déformer la réalité à sa convenance, et on se retrouve avec des situations bien cocasses. L’histoire n’est pas étouffée par les dialogues. Cependant, ils font rapidement mouche, surtout avec le décalage créé entre le sérieux d’Hellboy et l’absence de menace. Un petit moment de détente sympathique et efficace, signé Tad Stones au scénario et au dessin, avec un style plus caricatural que celui de Lacy.

Mon avis : Pour ceux qui sont rebutés par le style graphique de Mignola, ce genre de petit album permet de rentrer dans son univers.

Parution française dans Hellboy Aventures #02 : La Cloche de l’Apocalypse aux éditions Delcourt.

Catégories