Void a une vision de l’univers détruit et heureusement pour elle, Emp est là pour la soutenir. Pour stopper cette vision, il a fait appel à ses anciens coéquipiers, les Wildats.

Dans le désert, Jenny, Max, Suzie et Dev se balladent pour aller dans un lieu où pourrait se tenir le mariage. En réalité, il s’agit d’un piège et après une rapide pause pipi, Susanna envoie leur jeep dans le décor. Max est obligé d’intervenir pour sauve tout le monde. Son meilleur ami et sa soeur sont estomaquéq, il leur a caché qu’il avait toujours ses pouvoirs et qu’il s’en servait pour changer le monde à l’insu de tous.
Le rejet n’est pas quelque chose que Max apprécie mais il n’a pas le temps de tenter quoique ce soit car il ,se fait attaquer par les forces de l’IO. Bien évidemment l’attaque est un échec car le jeune Faraday possède les pouvoirs d’un Dieu.

Après cette escarmouche, Max va dans le passé pour se préparer et se lie d’amitié avec Caitlin Fairchild, le leader de Gen 13. Les Wildcats et ce qui reste des IO se rendent à l’endroit où se trouve la roue de la création. Max arrive aussi et très vite la situation dégénère. Les Wildcats veulent s’en prendre au garçon qui amène Gen 13 en renfort. Le combat fait rage en Israel tandis qu’au siège de l’IO, Jenny, Dev et Suzie regardent les choses impuissants. Lazarus apparait à la petite amie de Max, ce dernier lui demande de l’aide pour le vaincre. Il l’emmène dans le monde vide où elle retrouve les Déchus. Ces derniers ont échoué et n’ont rien pu rebâtir car ils ont refusé d’adoré Max qui a annihilé ce monde et ses habitants.

Sur Terre, les choses s’affolent et Max perd de plus en plus la tête, il finit par amener ceux qui l’observent pour assister à la fin. Suzie arrive et elle est prête à en finir avec Max, tout du moins c’est ce qu’elle pensait mais au final, elle ne peut y arriver. Elle l’aime trop. C’est cette preuve d’amour qui ouvre les yeux à Faraday qui fait ce qui doit être fait.

Quatre petits numéros pour conclure cette série dont deux spéciaux. Je pense que deux épisodes auraient été suffisants en condensant un peu le tout. C’est à la fois dense et vide. Les combats prennent une part importante tout comme la folie de Max mais quand on y regarde de plus près, c’est assez creux. Il y a aussi des incohérences et retournements non expliqués comme le retour de Lazarus, Le fait que les Déchus sont une partie du pouvoir de Max. Tout ces petits détails font qu’on sent que la fin est bâclée et qu’il fallait bien en finir surtout que les aventures de Max ne correspondent plus au nouveau modèle de Wildstorm instauré par Ellis sans que ce soit voulu.
En effet à la parution de ses épisodes, Authority est née et l’univers Wildstorm se comporte totalement différemment car au lancement de Divine Right, tout était plus brouillon. Maintenant plus question de dieux et autres pouvoirs immenses, l’univers Wildstorm est rentrée dans une phase plus XXIème siècle et DV fait un peu trop 90’s et tâche dans ce nouvel ordre.

Divine Right s’achève donc dans la plus profonde indifférence et les débuts n’étaient pas glorieux. Sentant bon le plaisir coupable, la série a fini par sombrer dans le n’importe quoi et le peu de cohérence. Des personnages lancé comme centraux ont disparu ou ont vu leur influence réduite à peau de chagrin. Christina Blaze en premier, les déchus par la suite, Devan et Jenny ont suivis juste après. Seuls le duo Max et Susanna aura survécu tant bien que mal.

L’indifférence est encore plus flagrante quand ont voit qu’ils ont été obligé de faire deux spéciaux avec Gen 13 et Wildcats pour attirer les foules.

Scott Lobdell qui reste pour moi un bon scénariste s’est ici complétement fourvoyé et s’est noyé dans des intrigues quasi-inexistantes qu’il a tenté de faire durer bien au delà du possible. Jim Lee est toujours crédité comme coscénariste mais je doute franchement de son implication dans la fin de son bébé. J’admets que pour ses fans, c’est pas très sympa, il aurait mieux valu qu’il conclue plus tôt ou dès le départ le fasse avec quelqu’un plutôt que de refiler le tout à des personnes tiers.

Au dessin, Carlos D’Anda remplace Jim Lee et même pour le numéro 12, je pense que Lee est revenu faire quelques planches tant on reconnait son trait.
Carlos D’Anda n’est pas Jim Lee, loin de là et le changement de style est plutôt violent et fait mal aux yeuxµ. C’est dommage car en soit, il n’est pas si mauvais mais il aurait dû arriver plus tôt. Je ne parlerais pas non plus de la horde de dessinateurs fantômes qui viennent faire des pages car c’est indécent de ne pas le dire surtout quand c’est flagrant tant les styles changent, particulièrement dans le spécial Gen 13.

Au final, Divine Right est l’histoire type de la bonne idée qui démarre pas mal sans prétentions et qui finit le plus mal possible. Je me rappelle en plus de l’attente sans nom à cause des retards sur la série. Une série qui aurait pu être sympa mais dont la lenteur et le désintérêt de Jim Lee ont gâché le potentiel.

Parution française dans Divine Right #06-07 aux éditions Semic.

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