Orin est le frère d’Arthur, un atlante et surtout l’ancien monarque de l’Atlantide. Il y a quelques semaines encore, il était un roi apprécié par ses fidèles. Il les a mené en guerre contre la surface. Les premières batailles furent facilement gagnées mais la Justice League menée par Aquaman a fini par le vaincre, lui et son armée. Depuis, Orin est un atlante qui purge sa peine en terre étrangère. Il ne réside pas dans une prison de son royaume mais dans une de la surface. Il attend son soi-disant procès. Il ne parle pas à son avocat, il attend. La prison explose, les détenus sont libres, lui aussi. Il récupère ses affaires et au moment de partir, son attention est troublée par un gardien qui lui demande de l’aide, le même homme qui l’a aidé au maximum, lui apportant fréquemment à boire et en étant sympathique avec lui. Orin le voit blessé et décide de l’achever rapidement même s’il aurait pu le sauver. Il se met alors en route vers la mer. Son chemin croise celui d’autres criminels qui se croient supérieurs à lui et l’affrontent sans succès. Par cette action, il sauve aussi une femme et un homme dans un restaurant. La jeune femme lui demande de l’aide mais l’ex-roi ne veut rien entendre. Cette terre est horrible pour lui, il ne souhaite que retrouver l’océan et le calme sous l’eau. Il retrouve enfin son élément quand une arrière-pensée lui revient. La mère de famille criait que son enfant avait huit ans. Huit petites années, c’est bien trop jeune pour être confronté à l’horreur et Orin fait demi-tour vers la terre ferme.

Tony Bedard vient donner un coup de main à Geoff Johns sur les spéciaux consacrés aux vilains. L’épisode a pour but d’approfondir le personnage, le frère d’Aquaman. Sur le principe, l’idée est bonne mais au final pas terriblement exploitée. Orin déteste la surface et ceux qu’il nomme les « rampants » à savoir les humains. Tout ça n’est pas vraiment nouveau et le problème est qu’il n’y a que ça. Il faudra attendre les deux dernières planches pour qu’un autre aspect du personnage soit présenté. Orin n’aime peut-être pas les humains mais il reste un roi fier et noble dans tout les sens du terme. Un enfant de huit ans en détresse est donc quelque chose pour lequel il peut se battre en tout honneur. Une déception pour un numéro qui se lit vite, très vite même, surtout qu’après les souvenirs resteront vagues. Un intérêt des plus mitigés malgré une réalisation agréable dans le sens où ça se lit bien mais ça reste guère original ni enthousiasment.

Au dessin, Paul Pelletier laisse la place à Geraldo Borges. Là aussi, déception. Pas que ce soit la faute du dessinateur qui reste bon avec des planches bien remplies et autres mais surtout que passer entre deux épisodes de Paul Pelletier, faut avoir un niveau sacrément bon.
J’ai trouvé quelques petites touches d’Howard Porter, celui d’il y a quelques années à l’époque de la série JLA, qui m’ont donné une impression de qualité et de développements futurs.

P.S. : à noter que la page des sollicitations françaises n’est pas bonne. Il ne s’agit pas Geoff Johns et de Paul Pelletier mais de Tony Bedard épaulé par Geoff Johns au scénario et de Geraldo Borges au dessin.

Parution française dans Aquaman #03 : La mort du roi aux éditions Urban.