Myron vit avec sa femme, la sorcière Morella et leur relation est un mélange d’amour et de haine. Il en a marre et veut divorcer. Sa femme le prend au mot, se fait passer pour morte et grâce à une formule magique, elle se fait passer pour Orella, sa belle-fille qu’il ne connait pas. Myron, croyant sa femme morte, noye son chagrin en faisant l’amour avec sa belle-fille. Le juge et le prêtre local viennent lui rendre visite mais il présente sa belle-fille en citant le nom de son ex-femme Morella et la sorcière meurt en se transformant en cadavre. Myron devient fou et se suicide.

Vient ensuite Les meurtres de la rue Morgue. Madame L’Espanaye et sa fille ont été tuées dans des circonstances mystérieuses mais Dupin, un détective compte bien résoudre ce mystère et c’est ce qu’il va faire en dénichant un marin qui a ramené une curieuse livraison de l’île de Bornéo. Je ne peux en dire plus au risque de spoiler le lecteur et je préfère arrêter ici mon résumé.

Grand fan d’Edgar Allan Poe, le dessinateur Richard Corben adapte ici deux de ses nouvelles dans ce one-shot. Les fans de ce grand écrivain et de ce grand dessinateur vont être comblés car l’art de Corben se marie à la perfection avec le style littéraire de Poe. Le story-telling de Corben est bien rodé car j’ai été surpris d’arriver si rapidement à la fin des deux récits sans m’ennuyer inutilement par toutes sortes de digressions graphiques ou littéraires. Le texte n’est pas omniprésent mais il remplit bien son rôle complétant agréablement les images.

On retrouve en Dupin le petit côté énervant et supérieur aux autres de Sherlock Holmes, ce qui est comique car Dupin précède par sa création le détective du Baker Street. Poe a même créé ce personnage bien avant l’invention du terme de détective.

Mon avis : fortement recommandé pour les fans de Poe et de Corben.

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