Batman et Robin annulent leurs vacances et se rendent en Angleterre car le détective de Gotham soupçonne le Chapelier Fou de vouloir y voler la couronne. Une fois de plus, notre héros avait raison et les deux acolytes poursuivent le mécréant à bord de leur toute nouvelle Batmobile anglaise. Batman prend la voie des airs accroché à son Bat-grappin et après une longue course périlleuse, ils réussissent à arrêter ce méchant brigand. Lors d’une cérémonie donnée en leur honneur, Batman a un doute et part en direction de Big Ben car il compte y retrouver un autre de ses vilains expatriés, le Clock King et malgré l’aide de deux robots en armure et de ses sbires humains, les deux héros parviennent à le vaincre et à l’arrêter.

Il n’y a pas vraiment de temps morts dans cet épisode car ces deux histoires n’en font finalement qu’une. Il est amusant de croiser Batman dans les rues du Londres des années 1960 au volant de sa Batmobile anglaise. Au détour d’une case, on y voit même les Beatles, groupe déjà rencontré par Batman et Robin. L’atmosphère du Londres de cette époque y est particulièrement bien rendu.

Les méchants qui apparaissent ici sont des adversaires très mineurs de Batman et Robin car le Chapelier Fou présent est le deuxième à porter ce nom, c’est un collectionneur de chapeaux et pas le vilain inspiré du personnage d’Alice au pays des merveilles. Il en est de même pour le Clock King qui est une ennemi de Robin et n’a rien à voir avec celui de Green Arrow. Il est surprenant de voir à quel point ils sont fidèles à leurs modèles issus de la série-télé.

Comme d’habitude, les auteurs font du bon boulot. Jeff Parker, Jonathan Case et Sandy Jarrell sont au top de leur forme et réussissent à redonner à ce Batman si fantasque un semblant de crédibilité. L’ensemble comprenant une couverture de Mike Allred, il serait dommage de s’en priver !