Harbinger_Vol2#08Kris Hataway a vu sa vie changer lorsqu’un de ses anciens copains d’école primaire est revenu. Peter Stancheck, amoureux de la jeune fille, la força à l’aimer puis réalisant son erreur, il lui redonna sa liberté. Ce que Peter ignore est que Kris a connu le vrai amour, celui qui vous met en retrait et ne vous fait plus penser qu’à une personne. Lorsqu’il lui rend le contrôle, la jeune fille se sent déchirée de l’intérieur ne lui laissant plus que la colère.
Depuis cette rencontre, la jeune femme se sent espionnée en permanence et il y a même un moment oùu elle voit qu’elle a perdu trois minute sans savoir pourquoi.
Un soir, Faith se rend dans sa chambre. Kris est surprise de voir une fille très ronde, pour ne pas dire grosse, voler avec une telle légèreté. Notre héroïne l’emmène ensuite auprès de Peter qui est très faible et souhaite que Kris le tue comme elle lui avait promis. Bien que le coeur brisé et plein de colère, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Par contre, Peter semble prêt à suivre ses directives et tout commence par un braquage. Kris met ses parents à l’abri et notre trio part à la recherche d’autres psioniques à découvrir.

Leur chemin les emmène dans un bar à strip-tease minable où ils rencontrent Charlene. Peter parvient à développer ses dons pyrotechniques latents. Tout d’abord, celle qui se fait appeler Flamingo décide de se venger de son copain qui la bat et lui a rendu la vie infernale. Elle suit le petit groupe vers sa nouvelle destination. Durant tout ce temps, c’est Faith qui maintient l’équipe grâce à sa bonne humeur contagieuse. Elle est aussi la seule qui parle directement avec Peter via télépathie.

L’arrêt suivant est dans une région déserte, dans un garage ou travail Jake Torkelson. Celui qui intéresse Peter est son frère John, un infirme. Pendant que notre héros réveille ses pouvoirs, Zéphyr, le nom de code de Faith, voit des hélicos arriver. Il s’agit de Tull et du projet Rising Spirit qui sont à sa poursuite depuis longtemps. Malgré le fait que Peter efface entièrement Tull à chaque fois qu’il le rencontre, l’homme continue de réapprendre et de pourchasser notre jeune garçon. Pour une fois, l’affrontement ne tourne pas à l’avantage des psioniques mais bien des humains qui parviennent à capturer presque tous le monde, seule Faith ayant pu s’échapper.
Celle qui se considère comme une super-héroïne malgré son surpoids, va de nouveau maintenir son équipe en libérant ses amis. Après leur évasion, il est temps pour eux de faire le point.

Harbinger_V3#06J’avais beaucoup aimé le premier arc et je suis là encore conquis. Je pensais qu’on verrais une mise en avant de Peter comme pour le premier mais ça n’a pas été le cas. Joshua Dysart préfère donner la parole et mettre en avant les personnages secondaires qu’il a introduit. Krys est la première et vient ensuite Faith qui a un traitement tout à fait remarquable. Les différences avec Krys sont énormes et pourtant, quand on y fait attention, les deux femmes sont complémentaires. Arrivent ensuite une nouvelle venue, Charlene et enfin, Torkelson. Si Charlene est un personnage qui je pense va être instable et source potentielle de conflit, Torkelson est un équivalent de Faith en garçon et fan de Megadeth.
J’ai vraiment apprécié que chaque héros secondaire ait son épisode pour être mis en avant. Malgré tout, Zéphyr l’est aussi dans chaque numéro mais je trouve que sa présence explose à chaque fois qu’elle est là (allez savoir pourquoi ?).

Et l’intrigue dans tout ça ? Eh bien, ça continue. Chaque camp fait ses manoeuvres et le groupe de Peter recrute pour affronter les autres Harbinger. Reste l’énigme du moine qui semble pour le moment toujours au point mort.

Au dessin, c’est un festival avec Phil Briones très en forme pour le premier épisode, suivi de Barry Kitson épaulé par Khari Evans et Lee Garbett (qui fait aussi le numéro huit) qui forment un numéro agréable mais au changement de style trop important et du coup, ça casse un peu le rythme.
Pour le neuvième numéro, c’est Pere Perez qui officie avec tout le talent qu’on lui connait. Le dernier numéro est fait à huit mains (Matthew Clark, Alvarao Martinez, Dimi Macheras et Brian Thies). Là encore, peu de stabilité.
Beaucoup de dessinateurs, chacun faisant très bien le boulot mais comme ils ont tous leurs styles propres, il n’y a pas trop de continuité et c’est bien dommage car si chaque case est riche et bien faite, le peu d’homogénéité nuit à l’ensemble. D’autant plus triste que ce titre mérite vraiment un bon dessinateur régulier.

Le premier promettait, le second confirme pour le moment, je suis ravi par la série Harbinger que je conseille vivement.

Parution française dans Harbinger #02 : Renégats aux éditions Panini.