Harley Quinn est folle dans tous les sens du terme mais surtout folle amoureuse de son Mr J. Voilà un an qu’il a disparu mais il revient enfin vers elle. Heureuse, elle exécute ce qu’il demande mais quelque chose a changé, dans sa voix, son intonation. La folie du Joker est bien plus tranchante et meurtrière, ses yeux sont encore plus sans âmes et quand il lui propose de lui découper le visage, elle hésite et même si elle ne dit rien, elle veut dire non. Elle se rend surtout compte que le Joker ne la voit que comme sa création, sa chose et non une petite amie jolie.

Le Pingouin est un homme d’affaire influent et un membre imminent de la pègre. Ce que les gens ont tendance à oublier, c’est qu’il fut un des grands adversaires de Batman. Aujourd’hui retiré et gérant les affaires, on ne le sait pas. Le Joker a demandé à le voir dans une église abandonnée. Tous les bras droits des parrains y sont présents, morts, tués par un parapluie meurtrier, arme de prédilection que collectionne Coblepott. Le clown est prêt à assumer son massacre si le Pingouin le rejoint à la petite sauterie qu’il organise à Arkham.

Edward Nigma est un homme très intelligent. Pourtant, il fait partie des nombreuses figures connues d’Arkham sous le pseudonyme de Sphinx. L’homme aime les devinettes et tester l’esprit de notre bat-détective. Enfermé depuis un moment, le Joker lui offre une possibilité de l’accompagner dans son plan final mais pour cela, il faut d’abord survivre.

Après sa petite scène avec le Sphinx, le Pingouin et Double-Face, Le Joker rend inconscient Batman, le temps de s’occuper des trois autres. Il les enferme et les laisse à disposition de la police ou peu importe. Harvey Dent n’est pas de cet avis mais le Joker est le roi des jeux d’esprit et parvient à complètement chambouler la vie de Double-Face en quelques paroles.

Le duo Snyder et Tynion IV continue d’officier sur les back-up de la série. Ce sont ici de sortes de scènes coupées au montage de l’histoire. Ce sont des bonus qui ajoutent un léger plus mais qui sont loin d’être indispensables. On peut y voir la fin de la relation Harley/Joker même si ce n’est pas trop comme ça que le gèrent les scénaristes, le recrutement du Pingouin et du Sphinx et ce qui se passe pour les vilains une fois que le Joker les a utilisés. Comme je vous le disais, ce n’est pas vraiment essentiel ni même très travaillé.

Le Joker est le personnage le plus mis en avant et sa folie est bien pire qu’avant. Le meilleur de ces petits épisodes reste la confrontation avec Harvey Dent où le Joker lui montre tout son dédain. Celui avec Harley aurait mérité d’être plus développé mais ce ne fut pas le souhait du tandem.

Après Rafael Albuquerque, c’est au tour de Jock d’illustrer ces intrigues. J’apprécie le dessinateur et le fait que ce soit lui qui soit choisi. Je me demande si Snyder a voulu faire un calembour en le prenant. Quoi qu’il en soit, le dessinateur a un style très anguleux et hyper-sombre qui convient parfaitement au ton voulu par Snyder et Tynion IV. Le Joker y est encore plus effrayant et c’est tant mieux. On est même dans une ambiance à deux doigts du film d’horreur.

Parution française dans Batman Saga #15-18 aux éditions Urban.